Tournoi des 6 Nations - Pays de Galles, le retour du cauchemar anglais à Twickenham

Tournoi des 6 Nations - Pays de Galles, le retour du cauchemar anglais à Twickenham

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Plus de deux ans après avoir contribué à l'élimination de l'Angleterre dans "sa" Coupe du monde, le pays de Galles revient à Twickenham (16h45, en direct sur France 2 et france.tv sport) avec la ferme envie de jouer un mauvais tour, encore une fois, aux Anglais, lors de la 2e journée du Tournoi des 6 Nations. Larges vainqueurs des Ecossais (34-7), les hommes de Warren Gatland savent que ce XV de la Rose n'est plus le même que celui vaincu ici-même (28-25) en septembre 2015, dans le seul succès gallois contre l'Angleterre lors des six dernières confrontations.

Warren Gatland l'a clamé: son pays de Galles va gagner le Tournoi des six nations. Et l'Angleterre a toutes les raisons d'accorder du crédit à cet adversaire pourtant diminué par les blessures, samedi à Twickenham lors du choc de la 2e journée du Tournoi des six nations. "Nous n'avons pas peur d'aller là-bas." Le Néo-Zélandais est en pleine confiance et ses joueurs aussi après un match à sens unique (34-7) face à l'Écosse. Une victoire bonifiée qui transforme ce choc entre voisins en première finale de la compétition, car les Anglais sont rentrés d'Italie avec cinq points également (46-15).

Une seule défaite d'Eddie Jones depuis 2016 à domicile

S'imposer à Twickenham, vraiment? L'Angleterre n'a perdu qu'un seul match depuis les premiers pas d'Eddie Jones début 2016, et sa dernière défaite dans son stade fétiche remonte à la Coupe du monde 2015, soldée par une humiliante élimination à l'issue de la phase de poules. Un souvenir douloureux... face aux Gallois déjà entraînés par Gatland (25-28) et pourtant privés de Jonathan Davies, Leigh Halfpenny et Rhys Webb. Le XV du Poireau avait réussi la même performance lors de l'entrée en fonctions de Gatland en 2008, puis en 2012. Avec à chaque fois un Grand Chelem à la clé.

Coïncidences? L'ex-joueur et entraîneur de Waikato fête ses 10 ans à la tête de l'équipe de la Principauté, une longévité exceptionnelle pour un tel poste, et voit son effectif de nouveau dévasté par les blessures (J. Davies, Webb, Warburton, Biggar, Faletau, L. Williams). Ce qui ne l'empêche pas de vouloir, pour cet anniversaire majeur, la grosse part du gâteau: "Je pense que nous allons gagner le tournoi", a-t-il déclaré en amont de la préparation. Ce n'est pas tout, Gatland vise plus haut pour la fin de son contrat en 2019. "Mon objectif est de remporter la Coupe du monde et je dois insister sur le fait que nous pouvons la gagner", déclarait-il à l'automne.

Un nez rouge vexatoire

Gatland était alors la cible de critiques pour la manière dont il avait dirigé les Lions britanniques en irlandais lors de la tournée estivale en Nouvelle-Zélande. Celles du troisième ligne irlandais Sean O'Brien, qui estimait que les Lions auraient dû "remporter facilement" une série conclue sur une égalité (une victoire partout, un nul). "J'ai haï cette tournée. Oui, haï. J'ai haï la presse et la critique systématique en Nouvelle-Zélande", avait réagi Gatland, qui avait peu goûté d'être affublé d'un nez rouge par un journal néo-zélandais. Au point d'arriver en conférence de presse avec l'accessoire de clown après avoir tenu en échec (15-15) les doubles champions du monde en titre.

"Si tu n'aimes pas entraîner, ne le fais pas", lui a répondu son compatriote Steve Hansen, le sélectionneur des All Blacks.  La vexation passée, Gatland est revenu sur sa décision de ne plus diriger les Lions, pour mieux se focaliser sur le XV du Poireau. Une victoire sur le XV de la Rose d'Eddie Jones, l'entraîneur le plus en vue de la planète, et ses détracteurs rentreraient à coup sûr dans le rang.
 

AFP