Six Nations : L'Irlande pour un troisième Grand Chelem

Six Nations : L'Irlande pour un troisième Grand Chelem

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Jamais deux sans trois ! Après 1948 et 2009, l'Irlande est à 80 minutes du troisième Grand Chelem de son Histoire dans le Tournoi des VI Nations. Un Grand Chelem qui viendrait couronner en beauté le cycle entamé il y a près de cinq ans par l'actuelle 2e formation mondiale.

Ce samedi (15h45) à Twickenham, face à l'éternel rival anglais, les Irlandais ont rendez-vous avec l'histoire.

Consécration d'une génération 

Hormis le capitaine Rory Best et l'arrière Rob Kearney - déjà présents en 2009- la génération des Sexton, Murray ou O'Mahony, pourrait succéder à celle de Brian O'Driscoll et John Hayes dans les annales du rugby irlandais et lauréats d'un Grand Chelem.  Aux leaders d'aujourd'hui, se sont greffés de jeunes talents comme le centre Gary Ringrose (23ans) ou l'ailier Jacob Stockdale (21 ans), auteur de six essais dans le Tournoi 2018. Record égalé sur une édition depuis l'arrivée de l'Italie en 2000. "Ces jeunes joueurs travaillent très dur et font un boulot incroyablement difficile", a apprécié Joe Schmidt, l'entraîneur de l'Irlande en conférence de presse d'avant match. "Cela me procurerait une satisfaction incroyable de voir ce travail gratifié". Un travail méthodique et précis pour développer un jeu pragmatique à défaut de soulever les foules. La preuve ? L'action de quarante temps de jeu qui a préparé le drop de Jonathan Sexton, offrant la victoire en France (15-13), après la sirène. Coup de pied  en ouverture de Tournoi et en fin de match,  sans lequel tout espoir de Grand Chelem se serait évanoui d'entrée. 

Twickenham comme dernier obstacle 

Mais avant de réussir ce fameux Grand-Chelem, il reste une dernière marche à gravir. Non des moindres. Twickenham. Dans son stade, l'Angleterre est invaincue depuis mars 2012 (12-19 face au Pays de Galles). En plus de cela, l'équipe d'Eddie Jones est vexée d'avoir perdu sa couronne et doit réagir après avoir chuté deux fois d'affilée (13-25 en Ecosse et 16-22 en France). Une première depuis l'arrivée, fin 2015, de l'entraîneur australien à la tête du XV de la Rose. "Deux défaites ne signifient pas que nous ne sommes plus une bonne équipe" a-t-il souligné. "Chaque bonne équipe traverse ce genre de période. C'est en fait un élément essentiel du développement d'une grande équipe. Les leçons que nous tirerons de cette situation, bien que très douloureuses, sont absolument cruciales pour l'avenir.  Ce qui compte, c'est la façon dont nous allons réagir." Voilà qui garantit aux Irlandais un défi immense.

Alexis Ibohn @AlexisIbohn