Sale - Toulon
Smith et Armitage à l'attaque de la défense de Sale | AFP - PAUL ELLIS

Toulon s'impose à Sale

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Comme Toulouse un peu plus tôt, le RCT a remporté sa troisième victoire lors de la 3e journée de la Coupe d'Europe. La performance est d'autant plus méritoire que les Varois se sont imposés sur le terrain de Sale (17-6), aaprès une 1ère période où ils ont été beaucoup pénalisés. Ils font un grand pas vers la qualification pour les quarts de finale. En poule 1, le Racing a vaincu Edimbourg (16-9), prenant sa revanche sur son cauchemar de la saison dernière.

La pointe de vitesse de Smith

C'était un tournant. Et les Toulonnais l'ont bien négocié. Dans la douleur et la souffrance, mais avec une certaine sérénité dont le collectif fait preuve depuis le début de la saison. Bernard Laporte savait que ce match pouvait compliquer ses affaires en cas de défaite, et il avait mis les petits plats dans les grands. Michalak - Wilkinson à la charnière, Bastareaud - Giteau au centre, Masoe - Armitage - Fernandez-Lobbe en 3e ligne, Suta - Botha en 2e ligne, et surtout une première ligne impressionnante: Sheridan - Bruno - Hayman.

Et malgré les deux anciens piliers internationaux, la mêlée varoise a souvent été pénalisée, surtout en 1ère période, permettant à Cipriani, après un échec de Wilkinson (3e), d'ouvrir le score (8e, 3-0) avant de connaître deux échecs (22e, 26e), dont le premier sur la barre transversale. Présenté longtemps comme le successeur de Wilko dans le XV de la Rose, l'ouvreur de Sale voyait toute la différence avec son compatriote. Après un échec, le demi d'ouverture du RCT ajustait la mire et égalisait (17e), avant d'aggraver le score sur une nouvelle pénalité (37e, 11-6). Entre-temps, Smith avait montré toute sa pointe de vitesse et toute son agilité en récupérant une chandelle de Wilkinson pour accélérer et plonger sur plusieurs mètres, Cipriani sur le dos, pour aplatir le premier et seul essai de la rencontre (30e, 8-3). Le combat était rude, les défenses bien en place, limitant le "beau jeu" à quelques éclairs. A la pause, le score était bien à l'avantage du RCT (11-6).

En deuxième période, la différence se faisait, la supériorité des visiteurs étant de plus en plus visible dans tous les secteurs du jeu. A la 51e minute, Masoe interceptait sur ses 40m une passe de Cipriani et partait en contre, mais le All Black était repris sur la ligne des 22m adverse. Sale se mettait à la faute et Wilkinson punissait (51e, 14-6). Malgré une belle action, finie dans l'en-but mais sans aplatir dans les dix dernières minutes, Toulon devait s'en remettre à la botte de son buteur anglais (75e, 17-6) pour conforter ce succès et empocher les points de la victoire. Mais en deuxième période, les Toulonnais auront su mettre les ingrédients pour envoyer du jeu, et fissurer petit à petit la défense anglaise, jusqu'à revenir dans l'en-but sur un démarrage de Tillous-Bordes (81e), qui imitait la longue glissade de Smith pour finir en terre-promise, la vidéo ne validant pas cet essai. Avant de retrouver Sale dimanche prochain, Toulon a bien marqué son territoire.

Le Racing-Métro se venge et espère encore

L'an dernier, Edimbourg avait été le cauchemar du Racing. Deux défaites, la première à l'extérieur en ayant pourtant marqué 47 points, la deuxième à domicile sur un drop à la toute fin du match, les Ecossais avaient enterré les espoirs de parcours honorable des Français. Malgré un changement de staff, ces deux rencontres étaient encore dans tous les esprits à Colombes pour ce 3e match de Coupe d'Europe. D'autant que les joueurs de Gonzalo Quesada sont loin d'être très performants ces derniers temps, malgré leur succès vital la semaine dernière sur le Stade Français.

Sur leur pelouse, les Racingmen ont livré un énorme combat. Et ils ont pu compter sur la maldresse du buteur adverse, Laidlaw, qui a raté trois pénalités en première période. Après l'égalisation sur pénalité de Barkley (10e), c'est Imhoff qui a amené un peut d'air aux Ciel et Blanc, en inscrivant le premier essai de la rencontre (19e). A la mi-temps, les Parisiens n'avaient qu'une courte avance (11-6), et la libération n'intervenait qu'à l'heure de jeu, après un coaching gagnant. Un pilonnage intensif dans les 22m adverses, une défense courageuse et intraitable, mais finalement, au bout d'un ballon porté consécutif à une touche, l'essai de Ben Arous, à peine entré en jeu (16-6). Une dernière pénalité de Machenaud, lui-aussi entré en jeu un peu avant, offrait au Racing un matelas suffisant (19-9, 78e) pour ne pas se faire peur en fin de rencontre. Le Munster ayant battu les Saracens (15-9), le Racing revient à deux longueurs des des deux équipes. L'espoir de qualification existe toujours. Mais il faudra s'imposer en Ecosse la semaine prochaine. Histoire d'effacer définitivement les mésaventures de la saison passée.

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