Yannick Jauzion
Yannick Jauzion le rugbyman toulousain | AFP - PASCAL PAVANI

Yannick Jauzion arrête sa carrière

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A 34 ans, Yannick Jauzion a décidé de mettre un terme à sa carrière. L'ancien international du Stade Toulousain quitte donc les terrains après 16 ans au plus haut niveau. "Cela devient de plus en plus difficile de se préparer au plus haut niveau", a indiqué ce mercredi le joueur aux 73 sélections.

La fin a donc sonné pour Yannick Jauzion. Rattrapé par les années, il quitte donc le Top 14 et Toulouse après 11 ans passés sous les couleurs des Rouge et Noir où il était  arrivé en 2002 en provenance de Colomiers. "Le club avait envie de tourner la page et de donner leur chance à de  jeunes joueurs" comme Gaël Fickou, auquel l'ancien joueur de Graulhet et  Colomiers a souhaité qu'il "en profite un maximum", épaulé par Florian Fritz et  Yann David. Le natif de Castres avait eu droit, début mai lors de la réception de  Grenoble (57-7) à l'hommage du public toulousain rendu à quatre joueurs (avec  Luke Burgess, Gary Botha, Jean-Baptiste Poux). A l'inverse des deux autres vétérans toulousains Jean Bouilhou et Poux, ayant respectivement signé avec Pau (Pro D2) et Bordeaux-Bègles (Top 14),  Jauzion a choisi de donner une autre voie à sa carrière.

Bien finir

"Il est plus sage de m'arrêter sur une belle saison", a insisté le joueur, titulaire d'un diplôme d'ingénieur agronome, pour qui s'offrent plusieurs pistes pour sa reconversion en particulier dans le domaine agricole "dans une  filière de création de ginseng". Faisant un bilan de sa carrière, Jauzion a rendu hommage à ses formateurs à  Graulhet et à ceux qui à Colomiers, un club "entre amateur et professionnel",  lui ont permis d'accéder au plus haut niveau, sans oublier ses nombreux  partenaires au Stade toulousain, qui a "fait preuve de fidélité avec moi, une  chose rare". Il a également tenu à remercier l'ex-sélectionneur Bernard Laporte, avec  lequel il a eu la plupart de ses sélections en équipe de France qui lui a  permis d'atteindre à deux reprises le dernier carré mondial. "Au Stade toulousain, j'ai appris l'humilité, a reconnu le centre international pour qui, avec le club dix-neuf fois champion de France, "il existe toujours une forme de remise en question" et une exigence menée "de main  de maître par (le manageur) Guy Novès".

Les regrets du Mondial

Couronnée de succès à Toulouse (trois Coupes d'Europe en 2003, 2005, et 2010 et trois titres de  champion de France avec Toulouse en 2008, 2011 et 2012), sa carrière a connu aussi des sommets avec XV de France, il a remporté trois fois le Tournoi des Six Nations  (2004, 2007, 2010), la première et la dernière en réussissant le Grand Chelem. Homme de base des lignes arrières durant les années 2000, il a également  disputé et perdu deux demi-finales de Coupe du monde contre l'Angleterre en  2003 et 2007. Revenant sur cette compétition, le centre toulousain a reconnu un regret de  ne pas être allé plus en 2003 en Australie. "Comme à chaque fois, on est tombé  sur les Anglais", s'est-il amusé. Il a honoré sa 73e et dernière sélection à Rome le 12 mars 2011, faisant  partie des cadres évincés après la première défaite du XV de France en Italie  (22-21) dans le Tournoi des six nations, quelques mois avant la Coupe du monde  en Nouvelle-Zélande dont il fut un des grands absents. Interrogé sur les joueurs l'ayant le plus marqué, Yannick Jauzion s'est  contenté de juger les trois-quarts centre. "C'est Tana Umaga, un très grand joueur, qui m'a le plus impressionné", a-t-il dit avant de citer Philippe Sella. "Qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige, j'essaie chez moi de refaire ce que je l'avais vu faire à la télé", s'est-il souvenu.

AFP