Jonny Wilkinson Toulon
Jonny Wilkinson (RC Toulon) | BORIS HORVAT / AFP

Wilkinson sort le RCT du piège catalan

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Sous les sifflets de Mayol, fait rare pour être souligné, Toulon a pratiqué un rugby très pauvre. Jonny Wilkinson, qui fêtait le dixième anniversaire de son sacre mondial avec l'Angleterre, a ainsi fait parler son coup de patte pour permettre aux Varois de l'emporter sur Perpignan (15-9). Le RCT reste leader du Top 14.

Il y a dix ans, Jonny Wilkinson offrait le titre de champion du monde au XV de la Rose en inscrivant 15 points, dont le drop victorieux sur l’Australie (20-17) en finale. Vendredi à Mayol, celui qui est réputé pour son habilité métronomique a dignement fêté cet "anniversaire" en concrétisant au pied les temps forts des Varois face à Perpignan (15-9) en ouverture de cette 12e journée de Top 14. Les hommes de Bernard Laporte n'ont cependant pas accroché le bonus offensif devant l'USAP, contrairement aux trois dernières saisons du côté de Toulon.

Venus dans la Rade avec la volonté de faire un coup, les Catalans ont réussi à tenir tête à un RCT coupable de trop nombreuses fautes de main. Perpignan a finalement cédé face à la patte ultra-précise de l’Anglais (8e, 21e, 35e, 48e, 51e), auteur d'un 100% sur phases arrêtées. Un soulagement pour les Toulonnais qui, malgré trois cartons jaunes adressés à l'adversaire (25e, 27e, 57e), ont déjoué au moment de finaliser leurs mouvements offensifs.

Certes, il manquait sept internationaux -dont Frédéric Michalak, Bakkies Botha ou encore Mathieu Bastareaud...- chez les Rouge et Noir, mais la profondeur de banc a permis à Laporte d'aligner une équipe très compétitive sur le papier. Cela n'a visiblement pas suffi, au vu de l'énorme volume de déchet  technique, que ce soit en conquête statique, dynamique ou dans les transmissions. La botte de Jonny Wilkinson a donc, à elle seule, fait la différence pour sanctionner des Perpignanais récompensés toutefois d'un bonus défensif.