Top 14 Bayonne Clermont Peyras 092010
Jean-Baptiste Peyras et les Bayonnais s'imposent face à Clermont | AFP - Pierre Andrieu

Un Top 14 de plus en plus disputé

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Alors qu'on vient déjà de passer le quart de la saison, le championnat de France livre ses premiers enseignements. Trois équipes jouent le maintien (La Rochelle, Agen et Bourgoin) tandis que les onze autres visent une place parmi les six premiers voire mieux. Montpellier et Bayonne, les bonnes surprises de ce début de saison, sont dans ce cas.

Entre bleu ciel et bleu foncé. Voilà comment peut se résumer le début de saison rugbystique hexagonal. Le Racing-Metro, leader après les sept premières journées, son dauphin Montpellier et Bayonne (4e) constituent en effet les bonnes surprises d'un championnat passionnant à tous les étages. Pour le Racing, il s'agit plus d'une confirmation que d'une révélation. Les Franciliens, qualifiés pour les play-offs au printemps dernier (ils avaient perdu de très peu à Clermont, futur champion de France), s'inscrivent dans la durée avec un budget conséquent et des stars qui répondent présents (Chabal, Nallet, Steyn, Bobo en attendant Hernandez qui revient de blessure). Les hommes de Pierre Berbizier ont tout ce qu'il faut pour terminer dans les 3-4 premiers et décrocher un Bouclier de Brennus en juin, ce qu'ils attendent depuis 1990.

Montpellier, qui pointe au deuxième rang à une petite longueur du quintuple champion de France, continue de son côté sa progression. Après quelques saisons difficiles passées à jouer le maintien dans l'élite, le club héraultais a bien franchi un palier cet été. Sous la férule de Fabien Galthié –associé à Eric Béchu, l'équipe languedocienne propose un jeu de mouvement spectaculaire et efficace. Et les "gros" tombent (Perpignan, Toulouse, le Racing). La qualification, utopique en août, semble aujourd'hui très envisageable pour les Bleus du grand sud.

L'Aviron Bayonnais, quatrième, revient d'encore plus loin. Les Basques avaient été relégués sportivement en mai dernier avant que Montauban ne soit rétrogradé pour des raisons financières. Requinqués par un bon recrutement et dotés d'un état d'esprit plus humble (à l'image de leur président, le parfois trop bavard Francis Salagoïty), les Ciel et Blanc voient la vie en rose. Leur succès initial à Mayol les a décomplexés et ils entendent bien continuer à joué les trouble-fêtes le plus longtemps possible. La qualification paraît toutefois difficile à obtenir face aux armadas habituelles.

Des ténors qui déchantent

Hormis le Stade Toulousain, situé en position d'attente (3e), les cadors de la dernière décennie brillent par leur inconstance pour le moment. La situation semble toutefois plus préoccupante pour Biarritz (7e, 18 points), Perpignan (8e, 18 pts) et le Stade Français (9e, 15 pts) que pour Clermont, certes seulement 10e (15 points) mais qui a dû faire face à une reprise tardive et à un calendrier plutôt difficile. Dans ce groupe, Toulouse et les "Jaunards" devraient pouvoir terminer (au moins) dans le Top 6. Pour le Bo, l'Usap et Paris, la tâche s'annonce plus délicate.

Après une mauvaise entame, le RC Toulon remonte doucement la pente en s'appuyant notamment sur un Wilkinson de gala Cinquième avec 19 points, les Rouge et Noir possèdent un effectif riche qui doit leur permettre de faire la différence par rapport à des outsiders aux dents longues comme Castres (6e, 18 pts) ou Brive (11e, 15 pts) qui auront moins de marge de manœuvre s'il y a des blessés.

Dans le bas de tableau, tout est clair. Trois équipes vont se disputer la place de 12e, celle qui permet d'éviter la relégation en ProD2. Dans ce match à trois, Bourgoin (14e, 6 points) semble avoir pris un léger retard par rapport à Agen (13, 7 pts) et surtout le Stade Rochelais (11e, 10 pts). Les Maritimes, qui ont davantage joué à domicile, possèdent pour l'instant l'avantage sur le SUA (qui n'a toutefois perdu qu'une fois chez lui) parce qu'ils ont battu Bourgoin à Deflandre alors que les Berjalliens ont maté Agen à Rajon. Les confrontations directes vaudront très chers entre trois clubs assez proches qui redoutent l'enchainement des rencontres et les éventuels blessures de cadres qui peuvent en résulter. Gérer le marathon imposé par le Top 14 n'est pas chose aisée. Contrairement aux deux promus, Bourgoin le sait…