Jules Plisson
Jules Plisson (à gauche) a mené le Stade Français vers la victoire cet après-midi | MIGUEL MEDINA / AFP

Un Stade Français diesel et en rodage éteint Pau

Publié le , modifié le

Le Stade Français, champion de France en titre, a attaqué victorieusement la nouvelle saison face au promu Pau (34-18), dimanche au stade Jean-Bouin. Un succès qui montre que les Parisiens ont bien digéré leur titre glané en juin dernier, tout en laissant entrevoir une grosse marge de progression pour retrouver sa mécanique huilée.

Evidemment, tout n'a pas été parfait, mais en l'absence de nombreux internationaux et avec seulement un match amical dans les jambes, les Parisiens sauront sans doute se satisfaire amplement de cette entame devant leur public, pour un sympathique match de reprise. On a retrouvé par fulgurances les éléments qui ont bâti le succès du Stade Français l'an passé, à savoir cette conquête solide et surtout cette attraction pour l'air du large. On a vu des relances depuis l'en-but, des passes sautées et bien dosées et l'envie d'imprimer de l'intensité en guise de bienvenue aux troupes de la Section.

Dupuy et Plisson déjà en ordre de bataille

Les quatre essais inscrits par les hommes de Gonzalo Quesada ont d'ailleurs prouvé que dès qu'ils appuyaient sur l'accélérateur, il y avait grand danger pour la défense adverse, dans le sillage d'une charnière Dupuy-Plisson déjà en ordre de bataille. Mais le Stade Français a aussi pâti d'un trop gros volume de déchet face à un promu qui a eu le mérite de ne jamais fermer le jeu, mais a payé cher son  apprentissage du Top 14, comme en témoignent les quatre cartons jaunes récoltés au cours de cette partie hachée et animée par le sifflet de l'arbitre Salem Attalah.

Les Parisiens ont ainsi trop gâché en première période, ne virant en tête que de sept points (13-6) en dépit d'une nette domination, seulement récompensée d'un essai de Hugh Pyle. En face, les Palois ont vaillamment défendu leurs chances, répliquant en seconde période par des essais de Lacrampe et Ramsay. Pas de quoi cependant menacer réellement les partenaires d'Antoine Burban qui ont géré tranquillement la fin de match après avoir frappé trois fois dans le deuxième acte, tout en capitalisant sur l'indiscipline adverse et son laxisme en défense.

AFP