Vincent Clerc emmène Toulouse à l'abordage
Vincent Clerc emmène Toulouse à l'abordage | AFP - Remy Gabalda

Un choc et un derby en Top 14

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La 12e journée du Top 14 propose ce samedi deux rencontres alléchantes, avec pour commencer un duel du haut de tableau entre deux prétendants au titre, Toulouse face à Clermont. Cette journée sera également l'occasion pour le Racing et le Stade Français d'offrir un joli spectacle aux Franciliens, alors que les deux clubs tardent à décoller au classement.

Hines: "L'intensité est très vite remontée"

Pendant que le leader toulonnais accueille une équipe de Grenoble qui vient d'enchaîner cinq succès d'affilée, les yeux seront surtout tournés vers le choc opposant les deux poursuivants du RCT. Respectivement à deux et quatre points du leader, Clermont et Toulouse ont conscience que ce rendez-vous peut s'avérer déterminant pour la suite de la saison. Les test-matches sont désormais dans le rétroviseur, et les internationaux ont donc repris place dans leur clubs respectifs. Certains commençaient à trouver le temps long, à l'instar de Nathan Hines. "Depuis le début de la semaine, nous sommes contents de revoir tout le monde à l’entraînement et nous voyons que l’intensité est très vite remontée. Tout le monde à envie de jouer ce genre de matches et de monter en puissance avant de recevoir le Leinster", a indiqué le deuxième ligne écossais qui a purgé ses six semaines de suspension. Pour le trois-quarts toulousain Yoann Huget, la succession des matches internationaux rend plus difficile la préparation d'un tel choc, mais le défi proposé a l'avantage de remettre tout le monde dans le bain du Top 14. "Il va falloir être très précis, et rigoureux dans nos placements pour les battre samedi", a-t-il expliqué.

Un derby un peu fade

Szarzewski: "Un moment émouvant"

Egalement à l'affiche de cette 12e journée, le derby francilien entre le Racing Métro et le Stade Français. Habituellement, ces deux équipes jouent les premiers rôles, mais ce début de saison est assez difficile à gérer pour des équipes qui bénéficient pourtant respectivement du cinquième et troisième budget du championnat. Trois points séparent les deux formations, le Racing pointant à la 10e place, et le Stade Français au huitième rang. Ce derby peut leur permettre de lancer une saison bien fade. Pour le président du Racing, Jacky Lorenzetti la confiance est de rigueur. "Nous traversons un moment délicat, qui n’est qu’un moment, dans le projet à long terme qui est le nôtre. Demain, je le sais, nous renouerons avec la victoire, promet-il, tout en demandant aux supporteurs des Ciel et Blanc de se faire entendre au Stade de France. Il s'agira du troisième duel entre les deux clubs au Stade de France, et pas moins de cinq joueurs du Racing ont porté les couleurs du Stade, comme Dimitri Szarzewski, qui s'attend à un "moment  émouvant".

Michalak sur le banc

Corrihons: "Une chance de rencontrer les Toulonnais"

Encensé par la critique lors des test-matches de novembre, Frédéric Michalak sera sur le banc pour le début de la rencontre opposant le RCT à Grenoble. Jocelino Suta et  Maxime Mermoz, devraient quant à eux prendre place au premier coup de sifflet de la rencontre, si l'on en croit les propos de Bernard Laporte qui a prolongé de deux ans (jusqu'en 2015). Grenoble est actuellement sur un nuage, mais cette rencontre face au leader pourrait bien faire redescendre l'équipe iséroise. Surprenant sixième du Top 14 avec 30 points au compteur après 11 journées, les Grenoblois restent très pragmatiques. "C'est une chance de rencontrer les Toulonnais", explique ainsi Franck Corrihons. Pour l'entraîneur des lignes arrière grenobloises "c'est l'objectif de tout joueur de rugby que de pouvoir s'étalonner face à ce qui se fait de mieux en France, voire en Europe." Mais si l'équipe a réalisé un sans faute à Lesdiguière (six succès en six matches), il lui reste à progresser lors de ses déplacements. Avec une seule victoire à l'extérieur au compteur (qui remonte à la première journée), difficile d'imaginer le FCG s'imposer chez le leader, même sans Michalak.

Romain Bonte