Trinh-Duc Montpellier 2011
François Trinh-Duc (Montpellier) plaqué par Jonathan Wisniewski (Racing). | AFP - Franck Fife

Trinh-Duc: "On sait d'où on vient"

Publié le , modifié le

L'ouvreur de Montpellier, François Trinh-Duc, affirme que le club héraultais, qui dispute samedi la première finale du Top 14 de son histoire, sait d'où (il) vient" après avoir connu ces dernières années des "très bons moments" et des "épreuves" au niveau sportif et extra-sportif.

Vous avez gagné le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations. Aviez-vous déjà vécu un moment d'une pareille intensité que la demi-finale remportée samedi à Marseille ?
"Non, connaître cela avec mon club, cette équipe de Montpellier, rajoute beaucoup d'émotion. Il y a cette aventure rugbystique que tout le monde voit et qui est déjà exceptionnelle mais derrière, il y a toute une aventure humaine à travers des rencontres ou même des épreuves qui font qu'il y a plus d'émotion. C'est plus significatif de le vivre avec Montpellier."

Des épreuves...
"Notre amitié avec +Fufu+ (Ouedraogo, capitaine et international, NDLR) est la plus connue mais il y a beaucoup d'autres joueurs avec qui j'ai commencé en Crabos, avec qui j'ai joué en Reichel et en Espoirs et maintenant, on joue en équipe première ensemble et on va avoir la chance de jouer une finale de Top 14 ! C'est assez incroyable et exceptionnel. Il y a eu de très bons moments, de moins bons, on les a tous vécus ensemble. On sait d'où on vient, ça nous procure encore plus de joie."

Cette aventure précède donc la venue des entraîneurs Eric Béchu et Fabien Galthié. Qu'ont-ils apporté ?
"La mentalité a toujours été très bonne, il y avait un état d'esprit excellent alors qu'on jouait le maintien la saison dernière. Ils nous ont apporté un projet de jeu ambitieux, une méthode de travail qui nous a permis de travailler individuellement et collectivement à travers de la rigueur, de la méthode, le souci du détail... On est moins attentistes. Ne pas se satisfaire du moindre match ou de la moindre action, c'est un travail au quotidien."

Vous allez affronter votre ami et ancien partenaire Louis Picamoles, parti à Toulouse en 2009. Pensez-vous qu'il regrette son départ aujourd'hui ?
"Non, je ne pense pas. Il est aussi en finale, il a gagné un titre de champion d'Europe (en 2010). C'est à lui qu'il faut poser la question mais il ne doit pas regretter car il a quand même bien rempli son palmarès."

Vous avez gagné le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations.  Aviez-vous déjà vécu un moment d'une pareille intensité que la demi-finale  remportée samedi à Marseille ?
"Non, connaître cela avec mon club, cette équipe de Montpellier, rajoute  beaucoup d'émotion. Il y a cette aventure rugbystique que tout le monde voit et  qui est déjà exceptionnelle mais derrière, il y a toute une aventure humaine à  travers des rencontres ou même des épreuves qui font qu'il y a plus d'émotion.  C'est plus significatif de le vivre avec Montpellier."

Montpellier a connu beaucoup de troubles avec notamment des luttes pour la prise de contrôle du club. Avez-vous un moment songé à quitter ce club ?
"Il y a eu des moments très difficiles, que ce soit rugbystiquement ou administrativement. Des crises, comme on peut les appeler. Mais j'avais confiance en ce club, il y a toujours quelqu'un qui a relevé la barre pour éviter qu'il ne coule ou qu'il ne descende en Pro D2 rugbystiquement. J'ai pu me poser la question de mon avenir mais de là à vouloir partir, non. Je crois toujours en ce club. Il y a des infrastructures exceptionnelles, un centre de formation qui sort des jeunes tous les ans, un bassin économique intéressant: tout est réuni pour que ce soit un club pour l'avenir. J'y crois encore plus maintenant."

AFP