Trinh Duc
François Trinh-Duc. | AFP

Trinh-Duc privé d'adieux à Montpellier : la polémique enfle

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La polémique continue d’enfler. François Trinh-Duc avait l’occasion dimanche de faire ses adieux à son public de l’Altrad Stadium de Montpellier, à l’occasion du choc contre Toulon. Mais le manager héraultais Jake White s’est attiré les foudres du monde du rugby en le privant de cette occasion.

De plus en plus de joueurs s’expriment via les réseaux sociaux pour exprimer leur soutien à François Trinh-Duc, privé du match face à Toulon dimanche, sa dernière occasion de faire ses adieux à « son » public. Un épilogue plutôt triste pour celui qui a passé ces treize dernières années au club montpelliérain, et qui observera vraisemblablement le match face à son futur club depuis les tribunes.

« Je réalise que c'est une sujet sensible pour beaucoup et je le comprends », a rétorqué mardi Jake White en conférence de presse, pour répondre à ce sujet. « Mais les décisions sont prises pour gagner les matches, elles sont prises dans l'intérêt de l'équipe. Tout le monde répète que l'équipe passe avant tout, il ne peut pas y avoir d'exception. »

"Il faut être capable de lui dire merci"

De plus en plus de joueurs contestent ce choix sportif, et n’ont pas hésité à le faire savoir. Le 3e ligne toulousain Louis Picamoles, qui a été formé dans la même école que Trinh-Duc et Ouedraogo, a expliqué à l’AFP que son coéquipier chez les Bleus « est quelqu'un de très sensible, qui accorde énormément d'importance à l'humain et à l'affectif. Je connais notamment la place qu'occupe Montpellier dans son cœur et par rapport à tout ça, ce qu'on lui inflige est très douloureux. » Picamoles continue en ajoutant qu’il faut « être capable de lui dire merci.Ce n'est pas parce que nous sommes dans un rugby professionnel qu'il ne faut plus laisser de place aux sentiments. On oublie les valeurs essentielles. »

François Trinh-Duc, qui compte 53 sélections chez les Bleus, a vu ses coéquipiers Fulgence Ouedraogo et Benoît Paillaugue reprocher à leur entraîneur cette décision. Le capitaine héraultais a en effet twitté sur le sort réservé à son ami d’enfance, quand le demi de mêlée s’est dit « tellement triste ». Antoine Battut, 3e ligne du MHR, s’est lui aussi fourgué d’un tweet où il écrit avoir « mal à [son] rugby ».

En attendant la rencontre face à Toulon dimanche, cette polémique concernant les adieux de celui qui fût l’emblème de cette équipe durant l’époque Galthié, n’a pas fini d’enfler.

Mathilde L'Azou @MathildeLAzou