Toulon Racing Métro
La rencontre a été très engagée. | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Toulon vient à bout du Racing 92

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Toulon a bien démarré l'année 2017 en battant 17-11 le Racing 92, son tombeur de la dernière finale du Top 14, et remonte à la 4e place, dimanche, en clôture de la 15e journée.

Loin d'être perturbés par le fait de jouer un 1er janvier, les hommes de Mike Ford ont su maîtriser leur rencontre. Longtemps dominateurs sans pour autant réussir à scorer, les Varois ont fini par trouver la faille, notamment par l'intermédiaire du trois-quarts centre néo-zélandais Ma'a Nonu. Seule ombre au tableau toulonnais, la cascade de blessures dès les 20 premiers minutes. Le deuxième ligne Romain Taofifenua dès la 2e minute, puis le troisième ligne Charles Ollivon à la 19e (entré pour suppléer Taofifenua) et enfin le demi de mêlée Eric Escande, sur la même action. Sous la houlette du manager Mike Ford, la paire de centre toulonnaise a pris une autre dimension.

D'entrée de jeu, c'est d'abord la puissance de Bastareaud qui impressionnait. Insaisissable, il renversait les défenseurs les uns après les autres, sous le regard de Guy Novès, sélectionneur du XV de France, présent en tribunes aux côtés de Bernard Laporte, nouveau président de la Fédération française de rugby (FFR) et ancien entraîneur du RCT. Elu homme du match par le public de Mayol, Bastareaud a clairement envoyé un message au staff des Bleus. Très en vue offensivement, il récidivait dix minutes avant la pause. Quatre défenseurs battus, 30 mètres de gagnés... des jambes retrouvées ! Et à côté de lui, son compère Nonu n'était pas en reste. Au coeur du jeu varois depuis l'arrivée du manager anglais, le champion du monde régalait. Gros plaquages, passes sautées, prises d'intervalles, Nonu récitait ! C'est d'ailleurs lui qui se retrouvait à la conclusion d'un beau mouvement collectif à la 39e minute.

Grâce à une paire de centres flamboyante, Toulon se sortait du piège tendu par le Racing 92, et prenait ainsi une douce revanche sur son échec en finale 2016.

Déclaration d'après-match ​

Laurent Labit (manager du Racing 92):
"On ne va pas se le cacher. Après ce match, nous avons des regrets, de la déception, de la frustration. On était venu faire un gros match. On savait que ça serait difficile, qu'on serait attendu, surtout avec l'histoire récente entre les deux équipes. Au final, on repart avec zéro point. Donc, c'est forcément une grosse déception. Je regrette le carton jaune de Dulin sur un duel aérien qui fait basculer le match. On le voit encore plus quand on regarde le score final. Je veux bien qu'on améliore les règles, qu'on protège les joueurs, mais pour mettre un carton jaune sur ce duel aérien et juger qu'il y a une faute intentionnelle de Dulin, il faut n'avoir jamais joué au rugby."

Marc Dal Maso (entraîneur des avants de Toulon):
"Le scénario du match était particulier. Nous avons eu beaucoup de blessés, rapidement... On ne peut plus coacher sur la fin du match et sur ce plan, l'équipe a bien réagi. On a bien terminé au moment où on aurait pu craquer physiquement. Pour ce qui est du jeu, on le sait, on peut marquer trois ou quatre essais et on en met qu'un. Cela nous met en difficulté sur toute la rencontre. Après, pour commencer l'année, c'est très bien de gagner. Les joueurs n'ont rien lâché. C'est ce qu'il faut souligner. C'était un match avec beaucoup d'intensité. On avait besoin de gagner et le Racing venait chercher des points. Au final, c'est une bonne opération comptable."