Toulon prend une leçon de rugby à Bordeaux-Bègles
. | NICOLAS TUCAT / AFP

Toulon s'en sort bien à Bordeaux

Publié le , modifié le

Toulon a repris la tête du Top 14 en allant s'imposer dans la douleur (22-20) samedi sur la pelouse de Bordeaux-Bègles, pour le compte de la 24e journée, au terme d'une rencontre où chaque équipe a eu sa mi-temps. Toulon a assuré sa qualification pour les play-offs, alors que les Girondins, en arrachant un point de bonus défensif, peuvent encore mathématiquement y prétendre.

Sur sa lancée européenne, Toulon s'est imposé à l'usure sur le terrain de Bordeaux-Bègles, non sans avoir été bousculé dans une première période où les Bordelais  ont tout fait pour prendre le large sans y parvenir.
 
Malgré une entame de feu, une orgie de jeu au cours du premier acte qui a enthousiasmé Chaban-Delmas et, sûrement, les téléspectateurs amoureux du beau  rugby, cela n'a pas suffi pour les Girondins. Les hommes de Bernard Laporte, qui avait légèrement fait tourner son effectif après les efforts consentis face au Leinster, ont d'abord plié dans  cette rencontre (17-3, 34), sans jamais rompre, trouvant des ressources au  niveau de leur mêlée au cours d'un deuxième acte à sens unique.

Les Girondins ont rapidement pris les devants grâce à un essai de Avei à la  conclusion d'un gros surnombre côté gauche avec une dernière passe croisée  superbe de Marais (2). Opposés à des Varois en difficulté en touche, face au contreur en chef Chalmers, les hommes d'Ibanez n'ont jamais lâché leur proie et accentuaient l'écart au score sur un deuxième essai inscrit par Le Bourhis après une belle  percée de Bernard (34). Plus brouillon que face au Leinster, le RCT n'a fait que de rares incursions dans le camp bordelais, se contentant de pénalités de Michalak pour  rester au contact (20-12, 52).

 Le scénario changeait à l'heure de jeu: fatigue bordelaise associée à la puissance des visiteurs, tout s'inversait et Habana s'en allait réduire l'écart avec un essai qu'on sentait poindre (20-19, 66). La fin de match était pénible pour les Aquitains, qui craquaient une  dernière fois sur une mêlée et devant la botte de Giteau qui donnait la  victoire aux siens en fin de partie.

Christian Grégoire