Racing Metro Toulon Chabal Wilkinson 12 2009
Sébastien Chabal au contact de Jonny Wilkinson | AFP - Bertrand Langlois

Toulon-Racing, la guerre des putschistes

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Anciens ténors de ProD2 aspirant désormais à régner sur le Top 14, Toulonnais et Racingmen s'affrontent vendredi en ouverture de la 3e journée. Battus à Mayol lors du match inaugural, les Varois veulent de nouveau être craints à domicile, et bénéficient pour cela des retours de Mignoni, Van Niekerk ou Fernandez-Lobbe. Sans Steyn parti avec les Boks, le Racing-Métro veut effacer la claque subie à Montpellier. Pour tous deux, le sommet est encore loin.

Depuis trois ans, ils ont les projecteurs braqués sur eux. Avec leurs deux emblématiques présidents (Boudjellal d'un côté, Lorenzetti de l'autre), le RCT et le Racing monopolisent l'actualité des transferts. Désormais installés parmi les prétendants plus que sérieux à l'Europe (tous deux sont qualifiés en H Cup) voire au titre, ils doivent désormais franchir une étape. Toulouse, Clermont, Perpignan, le Stade Français ou Biarritz sont toujours dans le rôle des favoris. Pas  encore eux. Arrêtés en quarts (Racing) et en demi-finales (Toulon) par le futur champion de France la saison dernière, les deux clubs veulent s'affirmer un peu plus. Mais leur début de saison, à l'image de celui de tous les clubs hormis le Stade Français et Bayonne (deux victoires), recèle quelques inquiétudes.

Pour le premier match de la saison, dans leur antre de Mayol, les Toulonnais avaient vécu leur première défaite contre des Bayonnais qui avaient été sauvés en Top 14 dans un tribunal la saison dernière (rétrogradation financière de Montauban). Un revers qui a mis sous une énorme pression les hommes de Philippe Saint-André, à laquelle ils ont fait face à Biarritz. Désormais, il leur fait reprendre en main leur stade, éviter un deuxième accroc et surtout y inspirer de nouveau la crainte. "Après notre faux départ face à Bayonne, nous avons une revanche à prendre devant notre public", concède l'entraîneur. "Cela va être très compliqué car les Racingmen vont venir avec le même état d'esprit que nous avons eu à Biarritz. Après un bon début à Brive, ils sont passés au travers à Montpellier et connaissant très bien Pierre Berbizier et leur esprit de compétiteur, je suis sûr qu'ils ne vont pas venir ici pour faire la braderie de Toulon." Avec les retours du capitaine Van Niekerk, et du 3e ligne Fernandez-Lobbe, le RCT dispose de deux atouts supplémentaires dans le jeu, mais également dans l'approche mentale de la rencontre. "Ce qui m'importe, c'est que l'on redevienne efficace. Après la défaite à Bayonne, il y a eu une belle remise en question de la part de tout le monde. La vérité reste celle du terrain et on va essayer de ne pas mettre la charrue avant les boeufs, d'être cohérent dans notre jeu à Mayol", espère Philippe Saint-André.

Ils ne seront pas de trop puisque le Racing se trouve un peu dans la même situation que Toulon la semaine dernière. Leur victoire inaugurale à Brive a été presque effacée par la claque subie à Montpellier. Le bonus offensif offert à l'adversaire et surtout l'incapacité à mettre son jeu en place ont placé l'équipe parisienne sous pression. Certes, en débutant par trois déplacements, la formation de Pierre Berbizier savait que l'entame serait compliquée. Mais ne rien ramener de l'Hérault ne devait pas être sur le tableau de marche avait d'aller défier le RCT. Dans le Var, le Racing devra se passer de François Steyn, qui jouera le lendemain avec l'Afrique du Sud dans le Tri-Nations, mais pourra compter sur Juan Martin Hernandez pour la première fois de la saison. Revenu d'Afrique du Sud et d'une opération lombaire, l'Argentin tentera d'apporter sa spontanéité à une ligne de trois-quarts qui en manque parfois. S'il entre à l'ouverture à la place de Wizniewski, son duel avec Jonny Wilkinson vaudra cher.