Virgile Bruni (Toulon) échappe à Stephen Brett (Bayonne)
Virgile Bruni (Toulon) échappe à Stephen Brett (Bayonne) | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Toulon engrange, le BO plonge

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Le Rugby Club Toulonnais a repris la tête du championnat après son succès sur l'Aviron Bayonnais (18-12) lors de la 7e journée. Les Provençaux devancent Montpellier, vainqueur de Clermont vendredi, et Toulouse, qui a pris le bonus offensif contre Castres. Le Racing-Métro, qui a dominé Bordeaux-Bègles (26-19), recolle au groupe de tête. En bas de tableau, victoire précieuse de Brive face à Perpignan (31-6). En revanche, Biarritz coule après sa défaite contre Grenoble (21-27) dans les derniers instants du match.

Toulon est toujours à la recherche de la bonne carburation. Malgré la victoire face à Bayonne (18-12) devant 14 000 mordus, les Varois n'ont toujours pas retrouvé le jeu qui avait conquis toute la France (ou presque) la saison dernière. Les hommes de Bernard Laporte ont gagné de seulement six longueurs, ratant le point de bonus offensif malgré deux essais signés Josua Tuisova (32e) et David Smith (53e). Malgré tout, le Ercété possède un point d'avance sur le duo Toulouse-Montpellier. Les Languedociens avaient étrillé Clermont 43-3 vendredi, et le Stade a nettement disposé de Castres (26-9) dans l'après-midi (trois essais à zéro, Doussain, McAlister et Camara).

Le Racing dans le top 5

Le Racing-Métro a dû s'employer pour venir à bout d'une coriace équipe de Bordeaux-Bègles qui n'a jamais renoncé et qui rapporte un point de bonus défensif. Devant les 8 289 spectateurs de Colombes, les Racingmen ont inscrit trois essais par Andreu (doublé en 4 minutes) et Sexton, Wisniewski marquant 8 points au pied. Les Girondins ont réagi sur un essai du véloce Talebula et grâce à la botte précise de Pierre Bernard (14 points). Les Franciliens pointent à seulement deux longueurs de Toulon au classement. 

Laurent Labit, l'entraîneur des trois-quarts du Racing-Métro, regrettait le manque d'emprise de sa formation: "On a beaucoup  entrepris, fait beaucoup de choses mais malheureusement on n'est pas encore sur  le match abouti qu'on espérait, surtout à domicile. On avait très bien entamé,  à 18-3 on pensait avoir fait le plus dur et on s'est mis en difficulté tout  seul. On a été trop attentiste en deuxième mi-temps, on leur a laissé le  ballon. On a été moins serein, même si on a marqué quand il fallait en deuxième  mi-temps. Notre gros problème, c'est qu'on ne sait pas tuer les matches ou se  donner plus de sécurité pour les conduire."

Brive mate l'Usap

Mais la principale information de la soirée provient peut-être du stade Aguilera où le Biarritz Olympique a craqué dans les ultimes minutes face au FC Grenoble, victorieux 27-21 avec le bonus offensif (trois essais de Nicolas, Edwards et Bernard (72e) à rien). Les sept pénalités de Dimitri Yachvili n'ont servi à rien (un petit point de bonus défensif) au grand dame des 10 000 fans des Rouge et Blanc. Une défaite d'autant plus fâcheuse pour les basques que Brive, concurrent direct pour le maintien, a largement battu Perpignan (31-6, bonus avec trois essais signés Koyamaibole et Swanepoel, doublé, + 16 points au pied de Germain).

Philippe Carbonneau, l'entraîneur des arrières de Brive, était très heureux de la prestation fournie par ses ouailles: "Le bonus, c'est la cerise sur le gâteau.  On pensait plus à la victoire qu'à ce point. Mais c'est bien, tout ce qu'on met  en place depuis le début de la saison, même depuis la saison dernière porte ses  fruits. Une nouvelle fois, les joueurs ont montré qu'au niveau de l'intensité  du Top 14, ils étaient au niveau. On va profiter de cette belle soirée  ensemble, avant de se pencher sur la semaine prochaine. Les joueurs ont réalisé  un gros match, c'est une grosse satisfaction pour nous le staff"

Quant à l'entraîneur de Biarritz, il déplorait les failles de la défense basque: "Cette défaite, ça  plombe pas mal l'ambiance", a lâché Didier Faugeron. "On refait tout notre retard en 2e période en 9  minutes 40 secondes. Ce match là, on a joué 9 minutes 40, point final. Même  quand on a eu à défendre la ligne sur le dernier ballon, quand on prend le  dernier essai, même là on laisse les portes ouvertes. Non, on ne peut pas  penser encore à la Pro D2. Mais pour le moment on est dernier, on n'a marqué  qu'un point"