Mathieu Bastareaud - Toulon Bayonne
Mathieu Bastareaud (Toulon) | AFP - BERTRAND LANGLOIS

Toulon déjà dans la peau du patron

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Pour l'ouverture de la saison 2014-2015, le RC Toulon a fait le job sur le terrain de Bayonne (29-15). C'est le premier succès des doubles champions de France et d'Europe, qui lancent leur saison de la meilleure des manières.

Toulon a fait honneur à son statut de champion de France en allant s'imposer logiquement à Bayonne (29-15) vendredi soir en ouverture du Top 14. Les Varois, au temps de préparation bien moindre que les Bayonnais mais avec déjà de bons repères nés après leur succès sur Toulouse (38-12), ne sont pas tombés dans le piège tendu par les Basques, engagés comme convenu dans la lutte au maintien. Sûrs de leur jeu, plus forts et puissants dans les rucks, avec déjà pas mal de fluidité dans les transmissions, ils ont récité une partition presque sans fausse note, manquant juste de décrocher le bonus offensif en fin de match.

Si les hommes de Bernard Laporte n'ont pas réussi à trouver la faille de la muraille bayonnaise lors du premier acte, ils ont profité de leur supériorité en mêlée pour mener au score grâce aux pénalités de Giteau, suppléant dans l'exercice du retraité Wilkinson avec 19 points inscrits. Mais ils ont aussi payé cher leur indiscipline, au sol notamment, sur les rares avancées locales et face à Bustos Moyano, auteur d'un sans faute dans ses tentatives (5 sur 5), la parité était de mise à la pause (12-12).

Le RCT redevient tueur sous les poteaux

Mais c'était flatteur pour l'Aviron qui subissait au retour le réveil du réalisme rouge et noir. Les doubles champions d'Europe faisaient d'abord sortir le pilier Muller dix minutes pour fautes répétées en mêlée, puis inscrivaient deux essais par Bastareaud et Smith en sept minutes (15-29, 57e), contestés par les Bayonnais mais validés avec l'aide de la vidéo par l'arbitre M. Garcès. Sur le premier, c'est une charge à vide de Bastareaud sur Lovobalavu qui faisait rugir un Jean-Dauger à guichets fermés, alors que sur le deuxième, Smith semblait être devant Bastareaud, auteur du coup de pied à suivre dans l'en-but.

C'était à la fois lourd pour les coéquipiers de Chisholm, au regard de leur bravoure défensive, mais logique tant leurs inspirations offensives ont accouché d'une kyrielle d'en-avants empêchant le moindre enchaînement. Au courage, les hommes de Noriega ont fini la tête haute, en faisant reculer les Toulonnais, sans parvenir à sauver l'honneur.

AFP