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Jonny Wilkinson tente de passer entre Rory Kockott et Remi Tales | AFP

Toulon–Castres, revanche ou confirmation

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On prend les mêmes que la saison passée, et on recommence serait-on tenter de dire au vu de cette finale alléchante du Top 14. Comme l'an passé, Toulon est déjà roi d'Europe, mais c'est bien Castres qui défend ce samedi soir son titre de champion de France.

Revanchard après la finale perdue l'an passé, le RCT aimerait enfin réaliser le fameux doublé, alors que le CO entend bien conserver sa couronne nationale. Quel que soit le vainqueur, l'issue de cette finale marquera l'histoire du rugby français.

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L'histoire est un perpétuel recommencement disait en son temps Thucydide. Si l'adage du philosophe grec séduit les Castrais, les dirigeants toulonnais le voient d'un œil plus critique. Sur le papier, et si l'on se base sur les performances récentes, il convient de dire que les Varois se présentent en favoris. Mais les dirigeants toulonnais préfèrent rejeter la pression sur leurs adversaires. "Je pense que Castres est favori, car ils étaient dans leur fauteuil samedi pendant que l'on jouait une finale" de Coupe d'Europe, a ainsi ironisé Mourad Boudjellal.

Deux options s'offrent à Toulon

Plus à l'abri des projecteurs, le Castres avance caché, et une nouvelle surprise reste toujours possible. Mais contrairement à l'an passé, les hommes de Bernard Laporte sont plus armés, notamment sur le plan tactique. Deux possibilités s'offrent en effet aux Toulonnais, à savoir d'abord leur jeu classique, basé sur le un gros travail physique associé au talent de buteur de Wilkinson, ou alors la mise à profit de la vitesse de ses arrières dans le but de bousculer la ligne d'avants adverse. La finale éprouvante face aux Saracens pourrait pousser le staff varois à opter pour la deuxième option, d'autant que les avants castrais sont souvent en difficulté en fin de match lorsqu'il s'agit d'effectuer un plaquage.

Les Castrais sont armés

Mais en face, les atouts ne manquent pas. Si Toulon possède dans ses rangs un Wilkinson soucieux de terminer en beauté, Castres n'est pas à plaindre avec Rory Kockott. Joueur clé de la dernière finale au Stade de France, le Sud-africain et son illustre pied pourrait une nouvelle fois faire pencher la balance du côté des "petits", comme aiment se décrire les Tarnais. Ce duel de buteurs signifie que l'occupation du terrain risque d'être un élément décisif lors de cette finale. Plus performants en touches, les hommes de Serge Milhas et David Darricarrère disposeront donc eux aussi de plusieurs cordes à leur arc. Cette finale est donc loin d'être jouée.

Romain Bonte