Top14: Quatre clubs pour l'échafaud

Top14: Quatre clubs pour l'échafaud

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La dernière journée du Top 14, samedi, va décerner notamment le dernier billet pour accompagner Biarritz en ProD2 la saison prochaine. Sans victoire depuis février, Grenoble demeure le mieux placé avec trois points d'avance sur les trois autres concernés, mais le déplacement à Toulouse, ne garantit rien. A l'opposé, l'USAP, qui occupe cette treizième place de malheur, se rend sur un terrain de Clermont, où plus personne ne s'est imposé depuis 76 matches, avec l'objectif de décrocher au moins un point. Entre les deux, Bayonne, qui reçoit Castres, et Oyonnax, qui va à Brive.

Les matches de la 26e et dernière journée de la saison régulière

Grenoble (10e)

Il y a tout de même un peu d'optimisme  au FCG, en chute libre depuis février avec six matches sans victoire, mais qui  est la mieux placée des quatre formations menacées par la relégation avec 53  points. Les hommes de Fabrice Landreau ont repris l'entraînement la semaine  dernière après trois jours de repos, avec l'intention de chercher leur maintien  sans dépendre de leurs concurrents. Les Isérois espèrent "arracher un exploit"  en décrochant au moins un match nul à Toulouse. "Les joueurs y tiennent  beaucoup car après Bayonne (nul 22-22), il y avait de l'amertume", confie  Landreau. "Aujourd'hui, je les sens optimistes. Je ne peux pas leur reprocher  leur manque d'implication. On a un groupe quasiment au complet et une ambiance  de travail remarquable". Ce déplacement marquera aussi "une fin de cycle  difficile mais nécessaire" pour l'équipe, avec le départ annoncé de nombreux  joueurs emblématiques ayant oeuvré à la montée du club en Top  14 .

Bayonne (11e)

A égalité de points (50) avec Oyonnax et Perpignan,  Bayonne bénéficie de l'avantage particulier par rapport à l'Usap dans ce  mini-championnat à trois. C'est le mot "finale" qui revient pour évoquer la  venue de Castres. Mais le dernier nul à Grenoble a placé l'Aviron en position  de force. "C'est bien d'entamer ce dernier match sur une spirale positive après  cette victoire contre le Stade Français et ce match nul à Grenoble", avoue le  centre Charles Ollivon. "Nous sommes la seule équipe qui joue le maintien sur  une spirale positive et nous sommes également la seule à jouer à domicile". Du  coup, les Basques n'ont pas changé leurs habitudes, si ce n'est une mise au  vert de dernier moment, ce vendredi à Capbreton (Landes). "Dans ces moments-là,  il faut éviter le changement et faire ce qu'on sait faire, s'entraîner comme  toutes les semaines", assure l'ailier Marvin O'Connor.

Oyonnax (12e)

Si l'USO n'est techniquement  pas relégable, il n'y a pas de quoi pavoiser avant de se rendre à Brive pour sa  "finale de Top  14 ", dixit le deuxième ligne Thibault Lassalle. Exténués par une  série de six matchs en six semaines, les Oyonnaxiens n'ont repris le chemin de  l'entraînement que ce lundi après une semaine de repos. "Nous avions prévu de  reprendre l'entrainement mardi ou mercredi dernier, mais vu l'état des joueurs, nous avons décidé de les laisser libres toute la semaine", explique  l'entraîneur Christophe Urios. Auteurs d'un match nul face à Toulouse le 19  avril (19-19), ils avaient manqué d'énergie en fin de match. Les voilà  "régénérés" avant de se rendre "chez nos copains de la Pro D2", dixit Urios, là  même ou l'USO avait été sacrée champion l'an passé en dépit d'une courte  défaite (30-29).

Perpignan (13e)

A Perpignan, c'est l'éloge de la  normalité avant le match de la dernière chance à Clermont. L'Usap est pourtant  en mauvaise posture: relégable, elle n'a plus son destin en mains et doit au  moins prendre un point à Marcel-Michelin pour espérer se sauver, ce que deux  équipes seulement ont fait cette saison. Les Catalans ont passé deux semaines  classiques: repas communs habituels, pas de prise de parole du président, pas  de stage. "On se déplace à Clermont avec un esprit commando", a déclaré Marc  Delpoux, manager de Perpignan. "On s'est dit que s'il existait un groupe  capable de réaliser l'exploit à Clermont, c'est un comme le nôtre, blessé dans  son orgueil, sa fierté", a estimé le troisième ligne Bertrand Guiry, quinze  jours après la débandade de Barcelone contre Toulon (46-31). "Et même si ça  relèverait du miracle, on ne va pas se poser de questions, s'envoyer, s'impliquer à 200%".

Classement du Top 14

AFP