Oyonnax - Toulouse
. | AFP - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Top 14: Oyonnax résiste à Toulouse

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Oyonnax préserve ses chances de maintien en tenant Toulouse en échec (19-19) à Charles-Mathon. Les joueurs de l'Ain ont été menés au score une bonne partie de la rencontre mais ils sont parvenus à revenir à la marque, manquant même un essai pour un léger en-avant dans le money time. Toulouse a raté la pénalité de la gagne à l'ultime minute, se contenant des deux points du match nul. Le top 6 est en vue pour les hommes de Guy Noves alors que Oyonnax jouera son maintien le samedi 3 mai à Brive.

Entre deux équipes condamnées au succès, Oyonnax pour espérer se maintenir et Toulouse pour accrocher la place de 4e permettant de recevoir en barrages, le duel fût âpre.

Le Stade Toulousain ouvrait la marque dès la troisième minute après une bonne prise de balle en touche et un bon travail des avants. Jano Vermaak alertait Jean-Marc Doussain pour un drop imparable (0-3). Oyonnax réagissait quelques minutes plus tard sur une mêlée dans le camp adverse : Rapant prenait le dessus sur Census Johnston qui était logiquement sanctionné par l’arbitre. Le précis Urdapilleta ajustait la mire (3-3).

Toulouse prend les devants

Au quart d’heure de jeu, Toulouse manquait de prendre l’avantage sur un drop de 35 m de Doussain qui passait à côté. Le match était intense entre deux formations très actives dans les rucks. Les spectateurs du stade Charles-Mathon poussaient leurs favoris dans leur quête du maintien. Les joueurs de l’Ain commençaient à imposer leur pressing tout terrain, faisant commettre des fautes aux visiteurs. Mais Urdapilleta ratait deux pénalités consécutives pourtant bien placées (20e et 23e).

Les hommes de Guy Noves reprenaient l’avantage sur une pénalité signée Doussain après une faute de Thibault Lassale sur une mêlée ouverte (3-6, 26e). Deux minutes plus tard, un nouveau ballon gratté illicitement par la défense rouge et noire offrait aux Blancs toulousains l’occasion de creuser l’écart : Doussain ne s’en privait pas des 40 mètres (3-9).

Oyonnax passe en tête

Mais l’USO trouvait la faiulle à trois minutes de la pause : suite à un maul conquérant qui enfonçait le pack adverse, le ballon sortait grand champ jusqu’à l’ouvreur Urdapilleta qui ajustait un petit coup de pied rasant parfait pour Florian Denos qui aplatissait dans l’en-but (10-9 après la transformation, score à la pause).

D’entrée de second acte, Toulouse douchait l’ambiance : la bonne conquête d’Albacete offrait un bon ballon dans l’axe à Doussain qui attaquait la défense adverse, se débarrassait de son vis-à-vis Urdapilleta, accélérait et résistait au dernier défenseur pour marquer près des perches (10-16 après la transformation, 49e).

Fin de match étouffante

Oyonnax réagissait grâce à l’entrée de Guillamon qui faisait du bien en mêmée fermée. Urdapilleta réussissait sa pénalité dans un silence de cathédrale (13-16, 54e). Quelques instants plus tard, Silvère Tian s’échappait sur l’aile droite, tapait à suivre mais commettait un en-avant juste avant de se saisir du ballon et d’entrer dans l’en-but.

Toulouse, malmené, récupérait tout de même une pénalité suite à un acte d’antijeu de Hansell-Pune qui écopait d’un carton jaune pour un retournement sur Doussain. Mais le buteur stadiste ratait l’offrande, laissant les locaux à porter de fusil. Ce n’était que partie remise puisque Doussain ajoutait trois points dans la foulée pour une nouvelle faute adverse (13-19, 62e).

Oyonnax remercie Beauxis

Les joueurs de Christophe Urios n’abdiquaient pas pour autant et Urdapilleta ramenait les siens à trois longueurs à un quart d’heure de la fin suite à un faute des visiteurs (obstruction de Ferreira).
A huit minutes de la fin, Oyonnax croyait inscrire l’essai libérateur pour son public mais l’arbitre, qui pensait avoir vu un en-avant, demandait la vidéo. Monsieur Clouté avait raison au vu du ralenti et le score en restait là.

Toulouse se faisait ensuite sanctionner en mêlée fermée et Urdapilleta convertissait la pénalité synonyme d’égalisation à six minutes du terme (19-19). La fin de match était très tendue, sur le terrain comme en dehors, et Beauxis manquait la pénalité de la gagne à la sirène.