Top 14 : "On navigue à vue", estime le Toulonnais Charles Ollivon, capitaine du XV de France

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Auteur·e : AFP
Le 3e ligne international du RCT, Charles Ollivon
Le 3e ligne international du RCT, Charles Ollivon | AFP - BORIS HORVAT

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Entre les reports possibles des matches, la jauge à 5000 spectateurs et la reprise du Top 14, le Toulonnais Charles Ollivon n'est pas inquiet mais le capitaine du XV de France l'assure : "On navigue à vue".

Comment vous sentez-vous à quelques jours du coup d'envoi de la saison?
Charles Ollivon :
"Je me sens bien, il me tarde d'être à samedi. On attend tous ça depuis plusieurs semaines maintenant, il y a forcément de l'excitation. Et puis c'est l'aboutissement de semaines, de mois de travail !"

La compétition vous manquait ?
CO :
"On a repris les entraînements il y a quelques semaines mais ce qui nous manque vraiment, c'est la compétition et tout ce qu'il y a autour, évidemment."

Vous êtes inquiet pour la reprise ?
CO :
"Non, pas tant que ça. Au club, on est sérieux donc de l'inquiétude, il n'y en a pas tant que ça. C'est plutôt l'excitation. Il ne faut pas qu'on aille sur le terrain samedi avec inquiétude. Il faut qu'on fasse ce qu'on a à faire, au contraire. Et qu'on puisse relâcher les chevaux en fin de semaine parce que ça fait un moment qu'on se prépare pour ça."

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"Tout le monde a envie d'en découdre"

La préparation n'a jamais été aussi longue...
CO :
 "Juillet et août de préparation, ça ne m'était jamais arrivé! C'est un confort, ça permet aussi de se régénérer. Tout le monde est prêt, tout le monde a envie d'en découdre. Ca rajoute un peu de motivation à cet événement. Donc il n'y a pas trop d'inquiétude, surtout de l'envie."

C'est pourtant une saison très longue qui vous attend, avec la Coupe d'Europe à finir puis à recommencer, le championnat, l'équipe de France...
CO :
"Ça parait assez chargé comme ça. Mais on ne sait pas si, certains week-ends, on ne sera pas obligés de rester à la maison pour cause de virus. On navigue un peu à vue mais on se prépare dans notre coin, on fait ce qu'on a à faire, on a notre routine... On ne peut pas penser à ce qui va potentiellement se passer. On contrôle ce qu'on peut contrôler et le reste, on verra..."

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Quel est l'objectif du RCT cette saison ?
CO :
"Vous demanderez à Patrice Collazo (rires). Forcément, c'est d'aller le plus loin possible dans toutes les compétitions. On a beaucoup d'exigences, les objectifs viendront d'eux-mêmes, mais déjà, si on s'applique une certaine exigence au quotidien, sur notre travail et nos responsabilités, on aura une bonne partie du boulot qui sera faite."

Après le Top 14, il y a aussi ce quart de finale de Challenge européen face aux Scarlets, le 19 septembre.
CO :
"Il va falloir vite basculer et vite être prêts. Ce sont des phases finales en début de saison, on n'a pas trop l'habitude. C'est un moment important pour le club, il va falloir être performants et ne pas se louper. On a envie d'y arriver, il va falloir être bons."

"5000 spectateurs, personne ne connaît"

Un mot sur la jauge du public. Quel est votre sentiment?
CO :
"L'ambiance d'un match du Top 14 sera différente des matches amicaux, en tout cas je l'espère, mais c'est vrai que 5000 spectateurs, personne ne connaît. C'est difficile d'en parler, je vous en dirai plus samedi soir mais, forcément, ce sera particulier. En général, quand vous allez à La Rochelle, le stade est comble..."

Les supporters ne vont-ils pas vous manquer?
CO :
"On fait ce sport aussi pour les émotions, pour ce qu'on vit sur le terrain. Si on nous enlève une bonne partie du public, forcément, c'est différent. Mais on n'est pas là pour se plaindre, on n'a pas à se plaindre. On va faire notre boulot, on n'a pas de questions à se poser."

AFP