Top 14: les joueurs disent toujours "non" pour le 24 décembre

Top 14: les joueurs disent toujours "non" pour le 24 décembre

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Les joueurs du Top 14 ont confirmé qu'ils étaient toujours opposés à disputer une journée de championnat le 24 décembre, comme cela avait été demandé par la Ligue nationale de rugby. C'est ce qu'a indiqué lundi le syndicat des joueurs professionnels Provale, précisant qu'ils pourraient appuyer ce refus de façon concrète et "mettre en place une action collective pour faire entendre leur voix" s'ils n'ont pas gain de cause".

Les joueurs professionnels avaient d'abord voté lors de leur assemblée générale annuelle  le boycott dans la soirée de la Nuit du rugby, la remise annuelle des prix du rugby professionnel, face à la volonté du président de la LNR, Paul Goze, de maintenir la programmation de deux matches de la 14e journée de Top 14 le 24 décembre. Ils ont ensuite levé ce boycott mais campent néanmoins sur leur position de ne jouer aucun match le 24 décembre, et proposent de programmer la journée les jeudi 22 et vendredi 23 décembre. 

"Cela arrange tout le monde: les joueurs, les présidents car les partenaires ne viendront pas dans les stades le 24, et les entraîneurs qui auront le temps de préparer la journée suivante (prévue à partir du 31 décembre, alors que les joueurs bénéficient légalement de quatre jours de repos après la 14e journée)", a déclaré Antoine Battut, vice-président de Provale, ajoutant "la balle est dans le camp du diffuseur".

"La grogne monte", a déclaré pour sa part le président de Provale, Robins Tchale-Watchou. "On doit désormais jouer le dimanche à 12h30, ils veulent qu'on joue le 24 ! C'est symbolique, on est attaché à une certaine tradition et la manne financière des droits télé ne doit pas tout justifier".

Pas touche au réveillon

Les joueurs ont déjà avalé beaucoup de couleuvres, tout comme d'ailleurs les aficionados du rugby qui ont vu depuis trois décennies toutes les valeurs de ce sport structuré autour de territoire, complètement renversées au seul motif de réussir un modèle économique. Quitte à ce que la dimension sportive passe au seconde plan. Pour la circonstance, les joueurs ont un salutaire sursaut d'orgueil et ne veulent pas totalement effacer les traditions, et le réveillon de Noël en fait partie. C'est la preuve qu'il reste encore un peu de scrupules en Ovalie. 

Christian Grégoire