Julien Arias (Stade Français) tente de stopper Bryan Habana (Toulon)
Julien Arias (Stade Français) tente de stopper Bryan Habana (Toulon) | AFP

Top 14: le Stade Français écrase Toulon et redevient leader

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Le Stade Français a repris la tête du championnat en matant l'ancien leader, Toulon, sur le score de 30 à 6. Les Parisiens ont très bien attaqué la rencontre, se détachant dans la première demi-heure grâce à un essai signé Sergio Parisse et à la botte de Plisson (16-0) avant que les Varois reviennent un peu avant la pause (16-6). En seconde période, le Ercété a tenté de recoller, en vain. Et c’est le Stade Français qui a finalement arraché le bonus offensif dans les cinq dernières minutes en inscrivant deux essais de Sinzelle et Zhvania.

Le Stade Français s'est adjugé un succès de  prestige (30-6) contre une équipe de Toulon sans relief au stade Jean-Bouin, où  il reste invaincu, prenant au passage la tête du Top 14 à l'issue de la 14e  journée. Le club parisien, avec 44 points, possède désormais deux longueurs d'avance  sur les Varois (2e) et trois sur Clermont (3e). Il peut aussi se satisfaire  d'avoir pris la différence particulière sur le RCT, déjà battu 28 à 24 à  l'aller à Mayol, un avantage qui pourrait être déterminant à l'heure des  comptes de fin de saison. 

Paris plus motivé

De ce match de qualité inégale, on retiendra surtout la première demi-heure  maîtrisée des hommes de Gonzalo Quesada, puis quatre dernières minutes menées  tambour battant. Malgré dix minutes disputées à 15 contre 13 en fin de première  période, le Stade Français a ensuite peu à peu fané et la seconde période s'est  révélée bien terne dans l'ensemble. Il faut dire que le RCT, avec une équipe mixte mêlant cadres et habituels  remplaçants, a proposé une opposition bien brouillonne, parfois indisciplinée  et loin de ses standards les plus élevés. 

Sans doute le manager Bernard Laporte attendra bien mieux de ses troupes à  Montpellier samedi prochain, pour une rencontre qui s'annonce alléchante au vu  du climat interne agité dans l'Hérault. Les Varois devront notamment soigner leur entame, ce qui ne fut pas du tout  le cas à Jean-Bouin. Complètement étouffés par les Parisiens, ils ont vu Sergio  Parisse s'effondrer dans leur en-but dès la 4e minute à l'issue d'un joli  mouvement collectif.

Toulon à 13

Menés 7-0, ils subissaient ensuite énormément au sol où le pack parisien  imposait sa loi. Au pied, Jules Plisson ajoutait trois pénalités pour porter  l'écart à 16-0 à la 28e minute. Le tableau aurait été idyllique pour les Parisiens s'ils ne s'étaient pas  ensuite subitement éteints, comme tétanisés par leur supériorité numérique  offerte par les cartons jaunes coup sur coup à Matias Cortese (27e, plaquage  haut sur Julien Tomas) et Virgile Bruni (28e, faute d'antijeu sur Jules  Plisson). 

Cette adversité eu même le don de mettre un coup de fouet aux Toulonnais  qui marquaient leurs premiers points sur un drop de Nicolas Sanchez (33) puis  une pénalité de Leigh Halfpenny (39). Faute d'avoir tué le match à temps, les Parisiens se retrouvaient englués  dans une seconde période saumâtre, jusqu'aux essais en fin de match de  l'arrière remplaçant Jérémy Sinzelle (76) et du pilier Zurabi Zhvania (80) qui  scellaient une victoire bonifiée un peu inespérée. Côté Toulonnais, on pouvait regretter les deux drops manqués de Sanchez et  une pénalité ratée de Halfpenny qui auraient pu donner une autre tournure à une  partie à oublier.

Réaction​

Gonzalo Quesada, manager du Stade Français: "Il y a de la fierté, de la  satisfaction, un vrai bonheur de se retrouver dans un groupe comme ça qui  adhère au projet. C'était un match un peu bizarre. On est bien rentré dans le  match mais au bout de 25 minutes, j'ai senti qu'on était un peu perdu, alors  que Toulon était à 13. Mais je suis très content car on a fait des énormes  progrès en défense. On gagne grâce à cette attitude qui nous permet en plus  d'aller chercher le bonus à la fin. Le bonus, c'est un arbre plein de cerises  sur le gâteau. Car en seconde période, Toulon a repris l'initiative et on a  subi. A un quart d'heure de la fin, j'aurais signé direct pour quatre points  seulement. On va savourer. La première place est plus qu'anecdotique, ce qui  est important c'est le nombre de points. Et l'on est un peu en avance sur notre  tableau de marche. Ca nous permet d'avoir un petit matelas pour l'avenir et  l'on sait qu'on en aura besoin durant le reste de la saison."

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AFP