Rabah Slimani
Au Stade Français, Rabah Slimani est remplacé par... son propre frère ! | MIGUEL MEDINA / AFP

Top 14 : le retour des jokers

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La Coupe du monde démarre le 18 septembre prochain. La finale est programmée le 31 octobre. Ce qui laisse au moins un mois de Top 14 sans aucun international. Un véritable handicap pour les clubs, qui se voient amputés de nombreux de leurs titulaires. Pour pallier ces absences, le système de jokers a été renouvelé cette saison.

Les périodes de Coupe du monde sont toujours difficiles à négocier pour les clubs. Ainsi, la Ligue Nationale de Rugby a décidé de faire un geste pour les équipes qui composent le Top 14, et dont la progression est pénalisée en championnat par l’absence des internationaux. Chaque club peut recruter un « joker Coupe du monde » pour deux joueurs sélectionnés en équipe nationale. Si un des retenus évolue en premier ligne, ce sera alors un joker pour un seul joueur. Cette année les clubs ont également la possibilité de recruter un autre joker en cas de départ précipité d’un joueur du club pour pallier à une blessure d’un des internationaux qui était prévu. Et si la blessure de celui-ci l’empêche de pouvoir reprendre le championnat une fois la Coupe du monde terminée, les équipes peuvent alors faire appel à un joker médical.

15 contrats signés en 2011

Cette mesure avait déjà été appliquée lors de la saison 2011-2012, année de la dernière Coupe du monde. 97 internationaux qui jouaient habituellement en Top 14 avaient été retenus pour cet événement, ce qui permettait normalement aux clubs de pouvoir recruter jusque 47 jokers. Finalement, seuls 15 contrats avaient été signés. Les contrats sont de très faible durée, puisqu’ils doivent prendre fin avant le 15 novembre, soit deux semaines au plus tard après la finale de la Coupe du monde. Néanmoins, cette opportunité peut être un véritable tremplin pour certains espoirs, ou joueurs qui souhaitent une seconde chance au sein de l’élite.

Au Stade Français, alors que le pilier Rabah Slimani a joué contre l’Ecosse ce vendredi, c’est… son frère Chérif, qui officie en tant que joker à son poste ! Ce dernier, qui joue en Fédérale 1 à Bobigny, avait été formé au sein du club parisien, champion de France en titre, mais n’était pas parvenu à percer au plus haut-niveau, au contraire de son grand frère. Comme l’a expliqué au parisien.fr l’ ancien capitaine emblématique du XV de France Fabrice Pelous, "c'est une opportunité (pour ces jeunes) et c'est à eux maintenant de la saisir, de montrer qu'ils sont capables de jouer à ce niveau. Le sport de haut niveau, c'est la méritocratie". A eux de saisir leur chance.