Marc Chérèque Grenoble
Marc Chérèque, le vice-président de Grenoble. | JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Top 14 : Grenoble se dote d'un "plan d'action" pour redresser ses finances

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Le président du conseil de surveillance de Grenoble Éric Pilaud a annoncé vendredi la mise en place immédiate d'un "plan d'action" pour rétablir les finances du club de rugby, redressement auquel participeront les joueurs et le staff, via une baisse de salaire.

Le deuxième actionnaire du FCG, qui a pris les rênes du club aux dépens de Marc Chérèque - désormais vice-président à titre bénévole -, a martelé au cours d'une conférence de presse son souhait "d'agir le plus vite possible" pour "résoudre la situation avant la fin de la saison". "On n'est pas en train de parler de risque de dépôt de bilan", a-t-il cependant tempéré, précisant que les joueurs, le staff et le personnel - administratif et commercial - du club ont accepté une réduction de leurs salaires pour "accélérer son redressement".

Economies à tous les étages

L'effort consenti, après une discussion "animée mais saine" avec les joueurs, devrait permettre au FCG d'économiser quelque 315.000 euros. Le club a par ailleurs échafaudé un "plan d'action rigoureux" visant à économiser 200.000 euros supplémentaires en "éliminant le superflu". Sa direction s'est d'ores et déjà rapprochée de ses partenaires pour lancer des "initiatives commerciales" et s'apprête également à solliciter le soutien de ses supporters au travers d'un "abonnement solidaire". Ces "opérations de solidarité" pourraient ajouter quelque 250.000 euros dans les caisses du FCG.

"Il ne faut pas se voiler la face: le club a besoin d'un second souffle et la fin de saison difficile a pu contribuer à cette situation", a estimé M. Pilaud, pointant un "business model fragile" et des probables "erreurs d'appréciation" de la direction du club au cours de la saison dernière. Lanterne rouge du Top 14 avec trois défaites au compteur, le FCG accuse actuellement un déficit d'exécution budgétaire de 900.000 euros. Il est "lié à un retard du chiffre d'affaires des partenariats, à la baisse des abonnements, et à une billetterie décevante", a-t-il précisé.

Le club grenoblois pâtit également du coût de la location du Stade des Alpes, "deux à trois fois plus cher" que celui de ses concurrents en Top 14. Des discussions ont été entamées avec son gestionnaire et pourraient se conclure prochainement par un accord revu à la baisse. Le FCG souffre également de la baisse des subventions de certaines collectivités territoriales, dont celles de la municipalité et de la communauté d'agglomération. Sa direction espère sur ce volet convaincre la région Auvergne Rhône-Alpes d'attribuer au club une subvention, ainsi qu'elle le fait déjà pour "deux autres clubs de la région", le LOU et Oyonnax.

AFP