Uni Atonio (La Rochelle) contre Toulon 08102016
Uini Atonio, le pilier de La Rochelle, échappe ici aux joueurs du RC Toulon. | XAVIER LEOTY / AFP

Top 14 (8e journée) - La Rochelle et le RC Toulon au coude à coude

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Un réalisme aussi froid qu'efficace. Voilà comment le RC Toulon est parvenu à arracher à la dernière seconde le match nul (17-17) sur la pelouse de La Rochelle lors de la 8e journée du Top 14. Les locaux avaient pourtant dominé la partie, faisant preuve d'une immense solidarité, comme d'habitude d'ailleurs depuis le début de la saison. Mais les Varois ont trouvé les ressources pour revenir à chaque fois et finalement faire parler leur réalisme à l'image de cette ultime pénalité de Pierre Bernard (81e). En attendant Clermont-Toulouse demain (16h15), La Rochelle repasse tout de même leader du Top 14.

Un point à chaque match depuis la première journée de Top 14, cela en dit long sur les ressources mentales de La Rochelle, leader en attendant le choc entre Clermont et Toulouse demain. Ce soir, les jaune et noir ont encore prouvé qu'ils en avaient beaucoup dans la tête. Dominateurs mais refroidis par le réalisme glaçant du RCT, les Rochelais pensaient d'ailleurs avoir fait le plus dur lorsque Brock James (4 sur 6 aux pieds), toujours aussi précieux, passait cette pénalité à deux minutes du terme (17-14, 78e). En vain. Pierre Bernard qui décidait de l'issue du match, un partage de points assez logique finalement...

Toulon, une leçon de réalisme

Certes, La Rochelle a semblé dominer les débats, dans le jeu du moins. Mais au final, le RC Toulon a fait preuve d'une efficacité insolente, en trouvant notamment la faille dans des moments forts adverses. Le réalisme toulonnais n'est pas d'aujourd'hui, les triples champions d'Europe (2013 à 2015) connaissent parfaitement ces matches à tension, fermé et trop souvent marqués par l'indiscipline. Du coup, cela a fait le jeu des hommes de Diego Dominguez. L'essai pour le RCT en est la preuve. Si Tuisova réalisait une divine percée de 40m dans le rideau défensif rochelais, la conclusion, brouillone mais pleine de réalisme de Carraro, allait être prémonitoire (11-9, 52e).

La Rochelle était sonnée, mais pas abattu. Bien au contraire. Comme depuis le début de la saison, et portés par un public du Stade Marcel Deflandre en feu, les locaux ont trouvé la solution. Déjà par Brock James, toujours aussi intelligent dans ses choix mais aussi ses coups de pieds (15e, 22e, et 49e), rarement défaillants. Puis enfin sur l'essai de l'égalisation. Un modèle de détermination. Les avants poussent alors dans le camp du RCT qui possède le gonfle... Avant de le perdre sous la puissance des avants rochelais. James coulisse vite puis Steeve Barry aplatissait (14-14, 68e). 

La fin est aussi cruelle pour la Rochelle que logique pour Toulon. Un coup de pied de l'ouvreur jaune et noir puis une pénalité après la sirène de Pierre Bernard. Bref, 17-17, au final tout le monde y gagne un peu. La Rochelle notamment qui reprend les commandes du Top 14...