La détresse de Dan Carter avec le Racing 11032017
La détresse de Dan Carter, le demi d'ouverture du Racing. | STEPHANE ALLAMAN / DPPI

Top 14 (20e journée) : La Rochelle déroule encore et humilie le Racing

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Une maîtrise digne d'une grande équipe. Le leader du Top 14, le Stade Rochelais, confirme son rythme effréné depuis le début de l'année, et de quelle manière. La Rochelle est allée humilier le champion de France en titre, le Racing 92, sur sa pelouse (38-15) dans le cadre de la 20e journée du Top 14. C'est la septième victoire consécutive en championnat pour les Maritimes qui ont encore une fois impressionné, notamment en première période. De son côté, le club francilien est en pleine tourmente et le retour à la compétition de Dan Carter ne s'est pas déroulé comme prévu.

Le jour et la nuit. Lorsque La Rochelle, leader surprenant mais fort logique du Top 14, plane littéralement, c'est tout l'inverse du côté du champion de France en titre. Ce soir, à Colombes, il n'y a presque pas eu match entre le Stade Rochelais et le Racing 92. Cela faisait plus d'un an - le 27 février 2016 - que les Franciliens ne s'étaient pas inclinés à domicile en championnat. Les Maritimes voulaient sans doute faire mentir les statistiques et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas fait dans le social ! Véritable machine à gagner en 2017, la formation charentaise, en humiliant les Racingmen sur leur pelouse (38-15 !), vient de remporter son septième match de suite en Top 14 ! Plus que jamais leader, la Rochelle a construit son succès sur une première période presque parfaite...

De la maîtrise et du jeu de bout en bout

Si le retour de Dan Carter à l'ouverture du côté du Racing était attendu, cela n'a clairement pas perturbé ni intimidé le leader actuel du Top 14. La première période des Maritimes devrait être diffusée dans toutes les écoles de rugby. Du jeu, des décalages dans tous les sens, des phases offensives presque toujours efficaces et enfin une détermination de tous les instants pour défendre devant l'adversaire. Sous les ordres d'un Brock James des grands soirs, tant aux pieds (5/9) qu'à l'animation, La Rochelle a donc rapidement pris la poudre d'escampette. Victor Vito (14e) avait montré la voie (10-3) avant que Jone Qovu aplatisse déjà le deuxième essai des siens après seulement vingt minutes de jeu (15-3). Et tel un symbole de la domination rochelaise actuelle, tout était parti d'un choix décisif et culotté. Celui de ne pas viser les perches sur une pénalité et d'aller en touche. L'action qui suivait aller donc se conclure sur l'essai de Qovu. Un risque payant et qui fait honneur au beau jeu.

Bref, si Nakarawa (33e) tentait de relancer le Racing (15-8), la meilleure équipe du championnat de France cette saison allait sonner le glas pour les locaux. Un troisième essai à la sirène de la pause après une merveille de passe de Ricky Januarie pour son ailier Eliott Roudil (40e, 22-8). Insolents de confiance, les hommes de Patrice Collazo n'avait plus qu'à gérer leur belle avance dans le second acte. Une mission rondement menée, avec le doublé de Roudil (79e) pour couronner le tout. Magistral tout simplement ! Si le Racing va devoir se relever rapidement pour ne pas laisser échapper la sixième place, La Rochelle semble bien partie pour réaliser une fin de saison exceptionnelle. Et désormais, le Brennus n'est plus du tout utopique...

Quentin Ramelet @Quentin_Ramelet