Stade Toulousain, Toulouse
Les joueurs du Stade Toulousain | PASCAL PAVANI / AFP

Test à l’export pour les grosses écuries

Publié le , modifié le

Au lendemain du nul entre Montpellier et Toulon (22-22) en ouverture de la saison, les autres clubs de Top 14 entrent en lice ce samedi. A l’extérieur, Clermont, Toulouse, le Stade Français et Castres vont immédiatement pouvoir tester leur résistance. Pour Bayonne et le Racing-Metro, les débuts devraient se faire en douceur.

Hasard du calendrier, la plupart des gros bras du Championnat vont connaître leur première à l’extérieur cette saison, dans des contrées plutôt hostiles. Premier à entrer en piste ce samedi, le finaliste de H-Cup et demi-finaliste de Top 14 clermontois n’aura pas la tâche facile à Biarritz. Depuis l’arrivée de Vern Cotter sur le banc auvergnat en 2006, les Jaunards ne se sont imposés qu’une fois en terres basques. C’était il y a quatre ans. « A Biarritz, nous serons attendus au niveau du combat et de l’engagement, affirme le technicien néo-zélandais sur le site officiel de l’ASMCA. A nous de répondre présents. » Privé de nombreux trois quarts, Didier Faugeron a composé une ligne arrière expérimentale. Peu rassurant à l’heure d’affronter les Sivivatu, Nalaga et autre Byrne.

Toulouse repart en guerre

A Bordeaux, l’UBB s’inquiète plutôt de la mêlée toulousaine. La saison passée, le pack Rouge et Noir avait concassé son adversaire pour s’offrir un succès sur le fil (34-32). Cette saison, le staff girondin a renforcé ce secteur de jeu. « Nous avions ciblé la première ligne, nos deux piliers d’expérience Poux et Sa devraient apporter un plus, explique le président Marti sur Rugbyrama.fr. Nous voulions apporter plus de puissance devant avec les Fakaté, Tuifua, Luafutu. » Avec deux matches amicaux dans les jambes seulement, dont une défaite inquiétante contre Bayonne (10-0), le Stade Toulousain n’arrive pas dans les meilleures dispositions dans un stade Chaban-Delmas comble. Vexés de n’avoir rien gagné la saison dernière, les hommes de Guy Novès n’en sont que plus dangereux.

Un constat qui vaut pour son homologue stadiste de la capitale. Sevré de titres depuis 2007, le Stade Français a entamé sa mue. Nouveau stade et recrutement clinquant, le club parisien n’a besoin que de résultats, surtout à l’extérieur, pour définitivement changer. Les nouveaux protégés de Gonzalo Quesada n’ont ramené que 3 victoires de leurs 26 déplacements ces deux dernières saisons. Trop peu pour voir les phases finales. « Nous, on veut être dans les six donc il faudra faire le nécessaire pour y être », crie haut et fort le demi de mêlée Julien Dupuy sur le site officiel du club. Gagner à Grenoble serait un premier pas.

 Autre test majeur en perspective pour l’une des équipes attendues en haut de tableau, la visite du champion de France castrais à Aimé-Giral. Dans un stade qu’il a fait sien (2 victoires en 3 ans), Castres entame la défense de son Bouclier de Brennus. Problème, à l’image du Stade Français, Perpignan a retrouvé de l’ambition malgré l’exode de nombreux cadres (Mas, Tchale-Watchou, Planté…). Si l’effectif du CO a peu changé, Milhas et Darricarrère ont repris l’équipe en main. Débuter en Catalogne n’est pas un cadeau. « Un test pour voir si on a digéré le titre ou si on a encore la tête dans les étoiles », avance le manager Matthias Rolland dans les colonnes du Midi Olympique.

Le Racing-Metro veut prendre le bon chemin

Côté Racing-Metro, les étoiles seront sur le terrain. Seul grand favori à recevoir ce samedi, les Ciel et Blanc ne profiteront pas de cet avantage et ouvriront leur saison à… La Rochelle. Renforcé à tous les étages, le faux pas face au promu briviste n’en est que plus interdit pour le club du président Lorenzetti. « Pour eux la première rencontre est un match de fête et pour nous un match piège... », résume le néo-entraîneur francilien Laurent Travers. Jouer un adversaire qui ne les a jamais battus en six rencontres de Top 14 : la tâche aurait pu être plus ardue pour l’un des futurs cadors du Championnat. 

Si l’Aviron Bayonnais n’a pas cette prétention, il a lui aussi l’occasion de partir du bon pied contre l’autre promu. Comme son homologue corrézien, Oyonnax n’aura pas la partie facile pour son premier match dans l’élite du rugby français. Si l’excitation est réelle du côté de l’USO, les Basques ne comptent pas galvauder leur superbe fin de saison dernière (3 succès pour finir) ni leur préparation du même acabit (3 victoires en 3 matches). Pas assez pour impressionner le champion de Pro D2. « Nos adversaires doivent découvrir quelle est cette équipe d’Oyonnax », encourage le pilier Antoine Tichit. Eux aussi relèveront leur premier défi loin de leurs bases.

Jerome Carrere