François Steyn (Racing-Métro)
François Steyn, ici sous les couleurs du Racing-Métro où il a joué trois saisons | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Steyn: "Le Top 14, le Super-15 du nord"

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L'ouvreur du Stade Français et de l'Afrique du Sud Morné Steyn a rendu hommage au rugby français avant son match contre la France samedi, qualifiant le Top 14 de "Super-15 de l'Hémisphère Nord", dans un entretien.

Vous avez découvert le rugby français en arrivant à l'intersaison au  Stade Français. Qu'en pensez-vous ?
FS: "C'est un championnat dur. Il y a 30 à 40 matches par saison. C'est un  jeu dur, avec des fondamentaux solides et des conditions météo pas toujours  évidentes. Mais il y a aussi beaucoup de jeu à la main. C'est un jeu complet,  une compétition difficile."
   
On dit en France que le Top 14 est le meilleur championnat au monde.  Est-ce aussi votre avis ?
FS: "Pour nous (les Sud-Africains), le Super-15 est une grande compétition,  les plus grandes nations du rugby y sont représentées. En France, c'est vrai  que chaque semaine il y a des matches compliqués, avec des adversaires  accrocheurs. Je dirais que c'est le Super-15 de l'hémisphère Nord." (sourire)
   
 Voyez-vous des similarités avec le jeu sud-africain ?
 FS: "Oui. En Afrique du Sud, on aime le côté physique et il y en a beaucoup  dans le rugby français."
   
 Est-ce pour ça qu'il y a tant de joueurs sud-africains en France,  comparé aux Australiens et Néo-Zélandais ?
 FS: "C'est aussi plus près ! Mais c'est vrai que ce jeu nous convient. Il y  a beaucoup de joueurs qui au bout de neuf ou dix ans au pays veulent un nouveau  défi. C'est mon cas, je venais de passer dix ans aux Bulls, je faisais un peu  toujours les mêmes choses et je n'avais plus l'impression de progresser.  J'avais envie de changement, même dans le mode de vie. J'ai 29 ans, je  m'approche de la fin de carrière, je voulais prendre du plaisir dans le rugby,  tout en devenant un meilleur joueur de rugby."
   
Vous êtes un Springbok depuis 2009. Vous avez vu depuis deux ans une  nouvelle génération étonnante qui est en train d'émerger et qui brille...
FS: "C'est vrai. Il y a des gars qui ont 20, 21 ans et jouent de manière  incroyable, des gars comme Eben Etzebeth, Pat Lambie... Ce sont des joueurs qui  pourront jouer pour les Springboks encore au moins six ou sept ans, ça nous  ouvre l'horizon."
   
Quel a été l'apport du nouvel entraîneur Heyneke Meyer ? 
FS: "Il y a une sorte d'esprit de famille. Je l'ai connu aux Bulls pendant  plusieurs années, je connais le jeu qu'il veut développer et je l'apprécie. Il  a aussi su apporter un bon équilibre entre jeu à la main et jeu au pied."
   
Vous jouez samedi contre le XV de France. A quoi vous attendez-vous ?
FS: "Le XV de France en France, c'est toujours une équipe différente. Au  Stade de France, avec un pays derrière eux, ce sera dur. C'est une équipe de  grande qualité mais on a aussi nos forces."
   
Vous avez affronté deux fois la France dans votre carrière, dont une  fois sur le sol français en 2009 à Toulouse et vous aviez perdu (20-13). Quel  souvenir gardez-vous de ce match ?
FS: "J'ai pris un gros plaquage de Chabal sur nos 22 mètres, ça je m'en  souviens bien ! C'était un grand match pour vous. Pour nous... c'était un match  dur, très physique et les Français nous ont battus là-dessus. C'était parfois  un peu à la limite mais c'est le jeu (sourire). C'était mon premier match  contre la France et ça avait été une surprise."

AFP