Jacky Lorenzetti
Jacky Lorenzetti, le président du Racing-Metro | AFP - JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Stade-Français-Racing: Lorenzetti: "Le match que je veux absolument gagner"

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Le président du Racing-Métro Jacky Lorenzetti a martelé dans un entretien à l'AFP l'importance du derby francilien samedi contre le Stade Français en Top 14, assurant qu'il s'agissait du match qu'il voulait "absolument gagner par rapport à tous les autres".

Vous abordez ce derby en position plus favorable qu'à la même époque  l'an dernier (le Racing était 8e et venait de perdre à domicile)...
JL: "(il coupe) Plus favorable mais on n'est pas favori pour autant. Les  joueurs du Stade Français sont chez eux. Ils ont envie de revanche. Je vous  rappelle qu'au mois de mars on a été un peu le déclencheur d'un certain nombre  de problèmes qui ont abouti à ce que leur fin de saison soit moins brillante  que le début (victoire du Racing 32-22 à Jean-Bouin). On est très méfiant.  Certes, c'est un déplacement particulier car je pense qu'il y aura beaucoup de  supporteurs Racingmen à Jean-Bouin. Mais c'est un match qu'on ne peut pas  aborder avec décontraction car (perdre contre le Stade Français) c'est la  défaite qui fait le plus mal dans une saison."
   
Vous êtes remonté ?
"C'est le match que je veux absolument gagner par rapport à tous les  autres matches, car c'est le derby, sous les yeux des supporteurs, partenaires,  des hommes politiques. Après, c'est le sportif qui décide de la gestion du  match car vous savez qu'après on a Northampton qui arrive en Coupe d'Europe (le  18 octobre), et c'est une rencontre que l'on doit aussi gagner. Donc ce derby,  on l'aborde non pas avec inquiétude mais sans être rassuré non plus."
   
Le Racing se montre bien plus à son aise offensivement depuis le début  de la saison. Cela vous réjouit-il pour le spectacle ?
"Je ne suis pas pour un rugby  caricatural de poulet sans tête, où les  joueurs courent partout sur le terrain. Je trouve que les phases statiques de  conquête sont tout aussi excitantes, tout comme la tactique et la stratégie le  sont. Après, le rugby  est un sport compliqué et marquer des essais, c'est bien,  ça enflamme le public. Je me réjouis donc que l'on soit le club qui la semaine  dernière a marqué le plus d'essais (7 contre Brive, comme Castres face à  Grenoble, ndlr)."
   
Où en êtes-vous dans le recrutement en vue de la saison prochaine ?
"Ce sera un bien moins gros chantier que les années précédentes. On est  arrivé à avoir un effectif assez complet et donc l'on fera surtout des  retouches. Évidemment il y a le poste d'ouvreur car Jonny Sexton a décidé de  rentrer à la maison (en Irlande). On travaille sur ces sujets-là, ça avance  raisonnablement, on ne se presse pas. Il y a des questions d'argent aussi qui  interviennent, on ne veut pas payer n'importe comment, à n'importe quel prix,  notamment dans le cadre d'un salary cap que, nous, on respecte. Donc on ne peut  pas faire de folies."
   
La signature de Rémi Tales au poste d'ouvreur n'est donc pas certaine ?
"Oui, contrairement à ce que j'ai lu à droite et à gauche, rien n'est  fait..."
   
Comment situez-vous la Coupe d'Europe dans votre saison, alors que vous  n'avez jamais réussi à vous qualifier pour les quarts de finale ?
"C'est un véritable objectif, c'est quelque chose qui doit nous faire  grandir. C'est notre sixième saison en Coupe d'Europe, nos performances dans  cette compétition doivent refléter la progression du club. Les joueurs et les  coaches en sont conscients. On a cette année un tirage au sort qui nous  semblait plutôt favorable au départ. Et puis les derniers résultats des équipes  en face de nous ont démontré le contraire. Les Ospreys sont en tête de leur  championnat (Ligue celtique, ndlr), ils viennent de battre le Munster chez lui.  Northampton est premier en championnat d'Angleterre. Ca va être des gros  matches, ça ne nous fait pas peur mais il faut que l'on montre maintenant que  l'on est capable de les gagner."

AFP