Jonathan Danty
Jonathan Danty (Stade Français). | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Stade Français, l'inauguration parfaite

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Le Stade français a vécu une soirée de rêve vendredi en dominant de la tête et des épaules Biarritz (38-3) pour ses premiers pas dans un stade Jean-Bouin flambant neuf, lors de la 3e journée de Top 14.

 

Grâce à ce succès bonifié, les Parisiens prennent provisoirement la tête du  Top 14 (10 pts), en attendant les matches de samedi dont le déplacement de  Toulon (7 pts), seul leader avant le début du week-end, à Grenoble. Certes, tout ne fut pas impeccable pour les hommes de Gonzalo Quesada, dans  un match parfois haché, entaché de maladresses de part et d'autre et de temps  en temps languissant en raison de l'arbitrage vidéo. 

Mais les Parisiens ont montré énormément d'envie, suffisamment en tous cas  pour étouffer une équipe de Biarritz fantomatique. Une manière aussi d'honorer  un public qui n'a jamais été aussi nombreux - 19.188 spectateurs exactement -  et encore moins aussi bruyant ces dernières saisons à Charléty, alors que  l'équipe attendait que Jean-Bouin ressuscite.

Cette belle copie a en tous cas le don de mettre l'équipe parisienne en  confiance avant un délicat déplacement à Castres, champion de France en titre,  mercredi, puis la venue de Clermont dimanche 8 septembre. Vainqueurs de Perpignan à la toute dernière seconde le week-end passé  (28-27), les Parisiens ont cette fois fait la course en tête de bout en bout,  maîtrisant leur sujet grâce à une conquête nettement supérieure, notamment dans  le secteur de la mêlée fermée où le BO a été mis au supplice. 

Orgie de jeu 

Ainsi, ils viraient en tête à 16-3 à la pause, un avantage déjà confortable  et bâti sur un essai de Pierre Rabadan, un "historique" du club, tout un  symbole dans ce moment-clé dans la vie du Stade français. Julien Dupuy ajoutait  deux pénalités et Jules Plisson un drop - son quatrième déjà cette saison -  pour aborder tranquillement le deuxième acte.

Maîtres du ballon face à des Biarrots très indisciplinés car dépassés -  trois cartons jaunes coup sur coup à Waenga, Héguy et Taele (54, 57, 68) - les  Parisiens creusaient l'écart autour de l'heure de jeu, profitant de surnombres  toujours plus évidents sur la largeur.

L'ailier Julien Arias (60), le jeune centre Jonathan Danty (63) puis  l'ailier fidjien Waisea Vuidravuwalu (68) exploitaient parfaitement les brêches  dans une défense biarrote exsangue pour apporter et consolider le point de bonus. Dans une orgie de jeu parfois brouillonne, l'équipe parisienne régalait son  public qui réservait au passage une ovation à la star sud-africaine Morné  Steyn, rentré pour les vingt dernières minutes, le temps de passer deux  transformations. 

AFP