Stade Français-Clermont, il ne pouvait pas y avoir de vainqueur

Stade Français-Clermont, il ne pouvait pas y avoir de vainqueur

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Grâce à un essai de dernière minute, Le Stade Français a arraché le match nul face à Clermont lors de la 3e journée de Top 14 (30-30) au terme d'une rencontre d'une énorme intensité et d'un très haut niveau technique.

"Le mouvement c'est la vie" disait Leonard de Vinci. Les 30 acteurs de ce match Stade Français-Clermont ont pris un malin plaisir à confirmer la maxime du génie de la Renaissance. 80 minutes de pure électricité, d'essais, de changements de leader au tableau d'affichage, bref de rugby comme on l'aime. Et cela aurait été trop cruel, pour l'une ou l'autre équipe, de devoir s'incliner après une telle débauche d'efforts. Il s'en est pourtant fallu de peu pour que les Franciliens connaissent la défaite après avoir longtemps mené au score. Mais un essai à l'arraché du Fidjien Waisea à une minute de la fin, et une transformation de Plisson, ont permis au Stade Français de décrocher le match nul. Un moindre mal. Et presque une justice. 

Doumayrou, le dynamiteur 

Paris, battu en Corrèze samedi dernier (20-28) après sa victoire initiale face à Grenoble (54-20), a donc sauvé les meubles et montré une belle force de caractère. Mais il aurait pu s'éviter une telle fin de rencontre, s'il avait mieux maîtrisé un match lors duquel il aura mené 20 à 6 au bout de seulement trente minutes de jeu. L'homme de cette première demi-heure a été Geoffrey Doumayrou. Le centre du Stade Français a en effet inscrit deux essais en solitaire après deux coups de pied à suivre pour lui-même. Le premier en grillant la politesse à Scott Spedding et Adrien Planté (4), le second en se montrant plus prompt que Morgan Parra après avoir joué vite une pénalité (16). Dix minutes plus tard, il fixait parfaitement Spedding pour envoyer Djibril Camara derrière la ligne !

Mais Clermont ne s'est pas affolé, infligeant un 16 à 0 au Stade Français à cheval sur les deux périodes, notamment grâce à un essai de Paul Jedrasiak à la conclusion d'un groupé-pénétrant (30), puis à une pénalité de 50 mètres de Spedding (50, 22-20). De nouveau en tête après une nouvelle pénalité lointaine de l'arrière international français (69) - qui a répondu à Plisson (61) -, l'ASM a donc fini par concéder le match nul. Mais celui-ci, malgré le scenario cruel, peut avoir des allures de victoire: les Auvergnats s'étaient présentés avec une équipe largement remaniée (11 changements) après leur succès à Montpellier (26-22), en vue de la réception samedi prochain du Racing 92, et sont toujours invaincus à l'extérieur après trois difficiles déplacements.

Julien Lamotte