Philippe Saint-André
Le sélectionneur de l'équipe de France, Philippe Saint-André | AFP - SIMON BELLIS

Saint-André: "Il faut être en H Cup"

Publié le , modifié le

Le manageur de Toulon, Philippe Saint-André, a expliqué que son groupe avait eu "besoin de faire sa bulle" avant le match à Montpellier samedi, qui décidera de la qualification du RCT en barrages du Top 14 et en coupe d'Europe, après les remous de ces dernières semaines. "Il faut être en Coupe d'Europe pour jouer chaque année des matches de haut niveau", a-t-il également expliqué.

Q: Comment sentez-vous votre groupe à l'approche de ce choc?
R: "Depuis le début de la semaine, les joueurs ont un très grand niveau d'écoute et de concentration. Ils ont également envie de jouer un quart de finale à Mayol. La pression est sur Montpellier. S'ils perdent ce match, ce sera pour eux une énorme contre-performance parce qu'ils jouent à domicile et à guichets fermés. Je m'excuse auprès des supporteurs car depuis trois quatre semaines, on travaille beaucoup plus à huis clos, mais avec tout ce qui s'est passé autour de nous, ce groupe avait besoin de faire sa bulle".

Q: Justement, comment avez-vous vécu l'affaire Gavin Henson, finalement réintégré?
R: "Il connaît ma façon de penser. Je lui ai demandé de s'exprimer devant le groupe et apparemment, les retours sont positifs. J'ai été joueur et capitaine et ce sont des choses qui doivent rester à l'intérieur du groupe. C'est pour cette raison que j'ai demandé au staff et au président de les laisser entre eux lundi matin".

Q: Quel regard portez-vous sur le match contre Montpellier?

R: "Boudjellal et Galthié se branchent par médias interposés (le président du RCT a dit vouloir repartir avec le scooter de Galthié s'il gagnait. En réponse, le manageur de Montpellier a fait sa conférence de presse mercredi assis sur son scooter, ndlr). C'est tant mieux car la pression est sur ces deux-là et non sur mon groupe. Maintenant, le rugby est un sport de combat, d'humilité et de gens humbles. Je ne me reconnais pas toujours dans ce rugby trop médiatisé. Pour moi, l'humour, c'est en troisième mi-temps".

Q: Sur le plan sportif, quelles seront les clés du match ?

R: "Pour ne pas se laisser distancer, il faudra mettre beaucoup d'engagement physique, énormément de discipline et de maîtrise et puis être très réaliste. A l'extérieur, il faut marquer dans les temps forts. On voulait être en vie au dernier match et on est en vie. On a un 1/8e de finale à l'extérieur, qui sera le plus compliqué à aller chercher. On est capable de le faire, mais il faudra être très précis".

Q: Quand vous avez pris la tête de l'équipe, il y a deux saisons, vous aviez dit +attention, c'est la deuxième année la plus difficile+. Qu'en est-il aujourd'hui ?

R: "Oui, c'est probablement la plus difficile car ici, parfois, c'est Dallas. C'est un plus dur là-dessus mais après, il y a de bonnes choses que les gens ne voient pas forcément. Le fait est que nous avons augmenté le niveau d'exigence d'une manière énorme. L'an dernier, le club n'avait jamais battu le Stade Français. Cette saison, on perd au Stade de France contre eux et cela devient un drame régional et une contre-performance incroyable".

Q: A un point près et quelle que soit l'issue du match de samedi, quel est le bilan de votre saison ?

R: Il y a eu des avancées, mais j'ai toujours dit que pour le bien-être du club, tant sportif que financier, il faut être en Coupe d'Europe pour jouer chaque année des matches de haut niveau. Malgré tout, on termine cinquième club européen et on signe quinze victoires en Top 14".

AFP