William Servat Stade Toulousain
William Servat (Stade Toulousain) | REMY GABALDA / AFP

Retour gagnant de Servat

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De retour sept semaines après une blessure au genou, le talonneur international William Servat n'a pas manqué ses adieux pour son dernier match à Toulouse avec son club. Fer de lance du pack toulousain, il a contribué à la qualification pour la finale de son équipe face à Castres dans un match âpre et dur (24-15). A 34 ans, il a gagné le droit de finir sur une finale.

« Bien sûr que William a tenu la baraque », a commenté admiratif le manageur toulousain Guy Novès. Pour son 260e match avec le Stade Toulousain où il est arrivé en cadet (186 en championnat, 74 en Coupe d'Europe), le roc de l'Ariège n'a pas fait dans la dentelle. Sa férocité dans le jeu, sa science de la mêlée et la précision de ses lancers en touche ont bien aidé la conquête toulousaine face à un pack castrais « de haut niveau » aux dires du staff toulousain. Blessé au genou, le joueur avait manqué à son équipe aussi bien sûr qu'en dehors du terrain.

Reconnu par ses pairs pour son investissement sans faille, ce joueur à l'ancienne, partisan d'un gorgeon après la rencontre et « président du comité des fêtes » toulousaine, a fait ce qu'il se faire de mieux : du combat, du combat, du combat. Malgré un manque -naturel- de rythme, le talonneur a brillamment tenu son rôle pendant 77 minutes. « Je l'espérais » a soufflé l'entraîneur des avants Yannick Bru après la rencontre. « Il apporte beaucoup dans ce type de match où il y a beaucoup de phases statistiques et d'affrontement. »

«Notre moteur»

Des charges rageuses (1ere, 20e), des lancers précis malgré quelques ratés et des bonnes mêlées, son impact sur le jeu toulousain a été immédiat sur la conquête toulousaine. Mieux, il a fédéré ses partenaires autour de ses marottes, la solidarité, l'agressivité et le combat. La présence de Servat (49 sélections) a un effet non mesurable par les statistiques. Elle a rassuré ses partenaires autant qu'elle les a galvanisés. « Il est le cœur du groupe. Il a une générosité. C'est un moteur. Il apporte beaucoup d'humanité et de solidarité. Tout au long de la préparation, il a été important à ce niveau-là», a souligné Thierry Dusautoir.

Avant de raccrocher les crampons pour endosser le costume d'entraîneur des avants du Stade Toulousain, la « Bûche » a gagné le droit de jouer une dernière rencontre au Stade de France dans une semaine. « C'est super pour lui mais j'espère que le plus beau est à venir », a souri Dusautoir Et d'organiser une dernière fête.

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