Racing 92: Les traitements de Carter, Rokocoko et Imhoff "autorisés sans AUT"

Racing 92: Les traitements de Carter, Rokocoko et Imhoff "autorisés sans AUT"

Publié le , modifié le

Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, ont été testés positifs à des corticoïdes lors de la finale du dernier Top 14 remportée par leur club, le Racing 92, face à Toulon (29-21), affirme le quotidien L'Equipe. Le contrôle surprise avait été réalisé sur tous les joueurs de la finale, le 24 juin à Barcelone, par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Les contrôles ont permis de retrouver des traces de produits nécessitant des autorisations, alors que les trois joueurs cités n'en disposaient pas. Le club francilien a cependant réagi en précisant que ses joueurs étaient "autorisés" et "ne nécessitaient pas d'AUT".

"Il s'agit de traitements administrés par voie autorisée, prodigués en réponse à des pathologies avérées, plusieurs jours avant la finale du Top 14 et ne nécessitant pas d'AUT (autorisation à usage thérapeutique)", écrit le Racing 92 dans un communiqué. "Tous les actes médicaux pratiqués sur les joueurs cités par les médias l'ont été dans le plus total respect des règles antidopage nationales et internationales, tant au niveau des procédures administratives que médicales", précise le club.

Le Racing 92 avait réalisé le petit exploit de s'imposer 29-21 alors que l'équipe francilienne s'était retrouvée en infériorité numérique durant plus d'une heure après l'expulsion définitive de Maxime Machenaud.Et les trois joueurs se sont montrés décisifs. Carter avait en effet inscrit 15 points, Rokocoko avait marqué un essai, alors que Imhoff avait tenu le rôle de demi de mêlée après l'expulsion de Machenaud. L'AFLD a transmis les informations à la Fédération française de rugby (FFR) qui dispose de quarante jours à compter de la notification pour mener son enquête et décider si l'emploi de ces produits était justifié médicalement. Dans le cas inverse, une procédure disciplinaire devrait être ouverte.

Une loi surprenante

Une sanction envers les joueurs et/ou le club n'est pour autant pas assurée, et pourrait dépendre du dosage du produit et du mode d'administration, assure néanmoins le quotidien sportif. Dans certains cas, un recours aux corticoïdes sans autorisation à usage thérapeutique (AUT) est possible s'il est déclaré pendant le contrôle. Mais les joueurs contrôlés positifs, qui devront se justifier devant la commission médicale de la fédération, pourront aussi, selon L'Equipe, "se reposer sur un aspect surprenant de la loi française, qui permet aux clubs et aux sportifs mis en cause de se défendre rétroactivement, donc sans avoir obtenu d'AUT", ce qui a l'air d'être la position tenue par le club.

Les experts mandatés par la FFR devront donc déterminer si le Racing a voulu rétablir la santé de ses joueurs, auquel cas l'autorisation sera délivrée a posteriori, ou améliorer ses performances, ce qui le fera basculer dans l'illégalité. "Dans le cas d'usage de certains corticoïdes, par exemple, la différence de dosage peut faire passer le joueur du statut de convalescent à celui de tricheur présumé", explique L'Equipe. Lors de la saison écoulée, le Néo-Zélandais Dan Carter avait notamment été blessé plusieurs semaines au mollet droit, et avait disputé la finale de Coupe d'Europe perdue par le Racing face aux Saracens (9-21) en étant très diminué.

francetv sport @francetvsport