Plisson: "Tous envie de se racheter"

Plisson: "Tous envie de se racheter"

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L'ouvreur Jules Plisson veut cette année "prendre (ses) responsabilités" au Stade Français et a hâte que le Top 14 reprenne samedi contre Castres afin "de se racheter", comme ses coéquipiers, d'une fin de saison dernière ratée.

Comment vous êtes-vous remotivés après la fin de saison dernière,  où vous avez laissé échapper la qualification en Coupe d'Europe?
Jules Plisson: "C'est facile, on repart tous à zéro points! On essaie de laisser  la saison dernière derrière nous, même si, quand on a repris, on y a pensé  pendant quelques semaines. Mais on va essayer de garder le positif et laisser  de côté ce qui s'est passé en fin de saison. Même si on doit le garder dans un  coin de notre tête afin de ne pas refaire les mêmes erreurs."

A titre personnel, vous n'avez également pas été sélectionné pour la  tournée des Bleus en Australie en juin. Comment avez-vous vécu cette  intersaison ?
J.P: "C'était un peu compliqué car la fin de saison a été assez dure  physiquement pour beaucoup d'internationaux, et cette qualification manquée m'a  fait très mal à la tête car c'était notre objectif principal du début de saison  (le barrage contre les Wasps s'est en fait disputé fin mai, NDLR). Puis il y a  eu cette liste pour Australie. Je ne sais pas si c'était une bonne chose pour  moi (de ne pas avoir été retenu) car je garde dans un coin de la tête l'équipe  de France. Mais je n'ai envie que d'une chose, que le Championnat commence, car  j'ai envie qu'on rentre dans le vif du sujet, qu'on ait des matches à pression.  J'ai besoin de ça pour me sentir exister. La présaison a été longue et bonne,  même si les résultats des matches amicaux n'ont pas été bons (deux défaites  contre Castres et Lyon, NDLR). Et je suis persuadé qu'on va hausser notre  niveau de jeu en ce début de Championnat car on a tous envie de se racheter de  la +merde+, pardon, qu'on a un peu fait en fin de saison."

Vous avez vécu une saison pleine, avec notamment vos premières  sélections chez les Bleus. Qu'avez-vous appris?
 J.P: "Le niveau international, les matches avec énormément de pression,  comment essayer de gérer une équipe en difficulté. Je me sens encore plus  grandi pour, aujourd'hui, réussir à me lâcher et prendre mes responsabilités.  J'ai envie cette année de m'inscrire dans ce registre. C'est dans mon  tempérament de travailler pour continuer à grandir. Je dois par mon poste  devenir un leader naturellement. Je veux que l'équipe puisse gagner en  restreignant le jeu par moments sur certaines situations, pour pouvoir ramener  des points ou gagner à l'extérieur. On va essayer de trouver le juste milieu  entre trop jouer et pas assez."

AFP