Jules Plisson entraînement France 2012
Jules Plisson | AFP

Plisson : "On joue notre saison"

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"Bayonne joue sa peau, nous notre saison": Jules Plisson, l'ouvreur international du Stade Français (8e), s'attend à un match rude et tendu samedi à Saint-Sébastien (18h30) contre le premier relégable du Top 14.

Q: Qu'attendez-vous de ce match contre Bayonne ?
R: "Contre Bayonne, qui joue le maintien, cela va être un match de phases  finales, tant pour eux que pour nous. Si nous on ne gagne pas, on n'aura  peut-être plus aucune chance de se qualifier. A nous de faire douter Bayonne au  maximum pour qu'ils perdent confiance. C'est une équipe qui a de très bons  joueurs et des individualités de talent: Rokocoko, Spedding, Brett... Une  équipe qui joue un jeu assez direct avec pas forcément beaucoup de passes mais  qui a des avants très solides. Eux, ils jouent leur peau, nous, on joue notre  saison".
   
Q: Le Stade Français est passé en deux mois de la 1re à la 8e place,  comment l'expliquez-vous ?
R: "On a fait un très bon début de championnat jusqu'au Tournoi où on a eu  une période un peu plus compliquée. Sur 6 matches, on a dû prendre 6 points, ce  qui est très peu. Je ne sais pas si le club pensait qu'il aurait autant de  sélectionnés. Nous, en tant que joueurs, nous étions très fiers de partir avec  l'équipe de France, mais en même temps c'était un sentiment mitigé. On savait  qu'on laissait les copains du club pour une certaine durée. On n'a peut-être  pas su mettre ce jeu plus ambitieux à niveau, dans des périodes où les  conditions de jeu étaient différentes. Or, les grosses cylindrées continuent à  progresser. Malgré cela, on est encore en course pour la qualification, même si  cela va être très compliqué".
   
Q: Votre club n'a plus joué les phases finales depuis 2009. Est-ce un  handicap par rapport aux autres cylindrées à la lutte avec vous qui sont  habituées à les disputer ?
R: "Cela ne m'inquiète pas. Je ne suis pas sûr que cette inexpérience nous  ait joué des tours sur cette fin de saison. J'avais lu que Gonzalo (Quesada, le  manageur) avait dit qu'on était arrivés à notre maximum en termes de capacité.  Mais rien n'est terminé, rien n'est joué. Les Bordelais ont pris zéro point à  Oyonnax, on va voir comment ils recevront Toulon samedi. Castres aussi a une  fin de championnat compliquée (Clermont, Montpellier, Bayonne, ndlr). Il y a  une fin de championnat loin d'être jouée. J'espère que la chance va un peu  basculer en notre faveur. On a tellement connu de saisons galères que finir  dans les six, même pour jouer un match de phases finales, ce serait une énorme  récompense. Je pense qu'on mérite d'être dans les six premiers".
   
Q: Est-ce un avantage pour vous de jouer à Saint-Sébastien plutôt qu'à  Bayonne ?
R: "Je ne sais pas si c'est une chance de jouer à Saint-Sébastien parce que  le stade ne sera pas plein. Mais c'est peut-être mieux pour nous de jouer  là-bas et pas à Jean-Dauger, avec quinze mille +furieux+ derrière l'Aviron. A  Saint-Sébastien, le terrain est plus grand. Cela va plus être sur terrain  neutre, comme quand on joue au Stade de France".

AFP