Colin Slade
Le Néo-Zélandais Colin Slade, avec le maillot de Pau | SIPA - AP - BOB EDME

Pau-Racing, un Slade et puis c'est tout

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Premier non relégable, Pau, sèchement battu à Bordeaux-Bègles (46-10) la semaine dernière, accueille un Racing 92 qui aspire au trône du Top 14 à l'issue de cette 10e journée. ce sera le premier match sous ce maillot de Colin Slade, double champion du monde néo-zélandais arrivé dans le Béarn à la mi-novembre, alors que son compatriote Conrad Smith n'est pas encore là. Mais l'ouvreur remplaçant des Néo-Zélandais ne croisera pas la route de son aîné, Dan Carter, trop juste pour être aligné dès cette semaine avec les Racingmen.

Deux victoires de rang d'un côté, deux défaites de l'autre (toutes compétitions confondues). Une deuxième place d'un côté en Top 14, une antépénultième de l'autre. Le Racing 92 et la Section paloise n'ont pas le même parcours, pas les mêmes moyens financiers (environ 24 millions pour les Parisiens, 17 pour les Béarnais), mais les deux clubs ont profité de l'été pour attirer des All Blacks, futurs champions du monde. En région parisienne, c'est la star absolue, Dan Carter, qui a posé ses valises la semaine dernière et a débuté l'entraînement cette semaine. A Pau, c'est Colin Slade, son remplaçant chez les Néo-Zélandais, qui est arrivé à la mi-novembre, et également Conrad Smith, l'un des meilleurs centres du monde pas encore en France. Sur les trois recrues, une seule sera sur le terrain du stade du Hameau: Slade.

L'ambition de construire à Pau

A 28 ans, l'ancien joueur des Crusaders sera la seule nouvelle star de la partie. Il n'aura pas la joie de jouer aux côtés de Smith, ni dé défier Carter pas plus que l'ancien All Black Rokocoko, laissé au repos chez les Franciliens. Tout juste pourra-t-il parler avec Chris Masoe, un ancien de la maison "Black", retraité international avant même que ne débute celle du natif de Christchurch. Arrivé à la mi-novembre à Pau, Slade a eu le temps de s'acclimater, de s'intégrer. "A partir du 1er décembre, il sera totalement opérationnel", disait alors Simon Mannix lors de  sa présentation à la presse. Et le 4, il va endosser le maillot de la Section pour la première fois. Il expliquait que venir à Pau avait été dicté par le "challenge de construire quelque chose dans le club. A 28 ans, j'ai encore de belles années de rugby devant moi." La première pierre de cette construction, il va la poser face aux Racingmen, qui joueront sans leur capitaine Szarzewski, les 2e lignes van der Merwe et Charteris, ni Rokockoko. 

"Contre le Racing qui est une des meilleures équipes d'Europe, on sait ce  qui nous attend et tant mieux. C'est un match idéal après ce que l'on a vécu à  Bordeaux, cela simplifie les choses", positive Mannix, ancien adjoint de Pierre Berbizier au Racing. Les Palois devront notamment fermer les vannes en défense, eux qui  possèdent la deuxième défense la plus poreuse du Top 14 avec quasiment 30  points encaissés par match en moyenne (près de 40 en déplacement). "Slade est frais physiquement, son temps d'adaptation a été très court mais  il y a eu une volonté commune de l'intégrer rapidement. C'est un poste clé et  il a une bonne compréhension du jeu", commente Mannix. A lui de montrer le bon chemin à ses coéquipiers.