Raphaël Ibanez
Raphaël Ibanez | PHOTOPQR/SUD OUEST

Oyonnax-Bordeaux, maintien et Europe

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Pour le manager de l'US Oyonnax, Christophe Urios, les rencontres à domicile sont la clé du maintien du club de l'Ain en Top 14, à commencer par le match en retard ce samedi contre Bordeaux-Bègles au stade Charles-Mathon. Un "objectif" pour lequel ses joueurs "sont prêts". "Aller chercher du bonheur", tel est de son côté le message porté par Raphaël Ibanez, manager de Bordeaux-Bègles qui peut profiter de son match en retard.

Christophe Urios : "L'objectif, c'est Bordeaux"

Quelles sont les clés du maintien de l'USO ?
"C'est très simple. L'objectif, c'est Bordeaux. Il faut battre  Bordeaux-Bègles et quand nous aurons battu l'UBB, nous pourrons parler de la  suite. Il ne faut pas nous éparpiller. Ce qui nous intéresse, c'est de trouver  l'énergie et nous concentrer sur ce match. Lundi, nous pourrons parler de  l'USAP. Les clés du maintien passent par les matches qui se joueront chez nous  et notamment contre l'UBB. Nous avons autant de chances de nous maintenir que  Bayonne et Perpignan. C'est une lutte à trois, voire quatre car on peut presque  ajouter Grenoble. Celui qui sera le moins costaud accompagnera Biarritz en  ProD2."
   
Que reste-t-il de la victoire sur Grenoble ?
"C'est un match clé de la fin de saison. Après Montpellier, il était  important de remettre les pendules à l'heure. Nous l'avons fait avec beaucoup  d'allant et de qualité. Nous avons joué sans avoir peur de perdre et c'est  important pour la fin de saison."
   
Comment se présente ce match contre l'UBB ?
"Il se présente bien, de manière normale. Après notre défaite contre  Montpellier, j'ai apprécié la réaction des joueurs. Il y a eu des attitudes qui  m'ont plu. Nous abordons donc cette rencontre face à Bordeaux avec beaucoup de  détermination et de confiance en sachant que c'est un adversaire qui est aussi  en confiance actuellement. C'est équipe bordelaise peut viser une place  européenne, dangereuse par ses avants et son jeu au pied, ses ailiers et son  arrière. Il faudra livrer un très grand match comme celui de la semaine  dernière. Nous sommes prêts."

Raphaël Ibanez: "Aller chercher du bonheur"

Vous connaissez la course au maintien, la préparation est-elle  différente quand on vise les barrages?
"Dans l'approche mentale, il y a de sacrées différences car quand  l'équipe est dans la souffrance et qu'elle doit jouer sa survie comme on l'a  vécu l'année dernière, il faut s'attacher, au niveau de l'encadrement  technique, à donner le plus de confiance aux joueurs, les resserrer, les  regrouper. Là, on est dans une configuration un peu différente: tout ce qui  vient, c'est pour aller chercher du bonheur, des choses que peu de joueurs ont  vécues. L'objectif, le challenge pour moi, c'est de faire passer les joueurs du  stade de la découverte au stade des grands moments, qu'ils vivent ça à fond.  Tout ce qui va arriver, c'est très difficile, ce sont de véritables épreuves  pour l'équipe mais il faut vivre ça à fond avec le plus de confiance possible".
   
L'idée est de ne pas avoir de regrets?
"L'équipe a besoin de confiance, elle est sincèrement inscrite dans une  dynamique très positive. On a tous conscience des caps qui restent à franchir,  ça commence par samedi à Oyonnax. Mais, moi, je fais confiance à tous les  joueurs. De nombreux joueurs vont avoir la chance de pouvoir s'exprimer face à  Oyonnax, certains n'en ont pas eu l'opportunité depuis quelques week-ends. On  se projette sur les deux matches qui arrivent, à Oyonnax et la réception de  Toulon. Je considère que ces matches-là doivent nous amener à vivre quelque  chose d'exceptionnel. Mais, évidemment, on n'est pas dans le domaine du rêve  mais de l'action, et pour moi l'action constitue à donner le maximum de  confiance à tous les joueurs de l'effectif pour réaliser cet objectif".
   
En terme de stratégie, vous allez dans l'Ain avec la même que celle  prévue en février?
"L'état d'esprit doit être identique car quand on connaît la qualité des  joueurs d'Oyonnax, qui mettent du sens dans ce qu'ils font, c'est toute une  ville, toute une région qui poussent avec eux, et j'ai le plus grand respect  pour cette équipe car ce sont des lutteurs. Face à des joueurs d'un tel  calibre, la notion de combat est primordiale. Alors, oui, bien sûr, on conserve  ça. Peut-être que la seule différence avec le match reporté, c'est que depuis  ce temps-là, les conditions se sont améliorées, et je sens aussi qu'on a gagné  en maîtrise et en maturité, avec du lien dans notre jeu. Cela peut compter,  dans les moments décisifs, de se libérer si on est capable dans un premier  temps de bloquer l'adversaire sur l'intensité, le contexte qui va être assez  incroyable. Il faut se préparer à tout".

Grégory Jouin @GregoryJouin