Guy Novès portrait  Toulouse 2009
Guy Novès | AFP - Damien Meyer

Novès plutôt favorable à un "Top 12"

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Le manageur du Stade Toulousain, Guy Novès, s'est dit lundi étonné de voir que refait surface l'idée d'un Top 16, alors qu'actuellement avec 14 clubs dans l'élite existe un véritable problème de calendrier. "Moi, je serais plus pour un Top 12 car on cherche des dates partout", a-t-il précisé, ajoutant que ce serait le meilleur moyen pour "appréhender le rugby moderne".

Les informations selon lesquelles les dirigeants de la Ligue nationale de rugby pourrait discuter d'un passage à seize équipe parmi l'élite n'a pas laissé indifférent le stratège toulousain. D'autant que cette formule existait déjà auparavant, et qu'elle avait été abandonnée afin de solidifier le championnat, de le rendre plus concurrentiel et donc plus performant. Mais aussi pour permettre de libérer des dates afin de pouvoir programmer toutes les rencontres, nationales, européennes et internationales, en préservant l'intégrité et la santé des joueurs.

 "Je ne pense pas que le Top 16 puisse permettre au rugby  français de progresser", a indiqué Guy Novès en se disant plus favorable à "moins de matches mais de plus haut niveau. Que ce soit pour l'équipe de France ou les clubs  nous sommes continuellement dans la recherche de dates, non pas pour jouer mais  pour permettre à tous de bien se préparer, récupérer et appréhender le rugby  pro moderne", a souligné le manageur toulousain qui dit ne pas voir "la  cohérence de rajouter d'autres rencontres".

Evidemment, il n'a pas manqué de s'étonner de cette soudaine lubie de la Ligue. "Je ne comprends pas du coup ce qu'il y a derrière ou j'espère ne pas tout comprendre". Interrogé sur la présence en bas de classement d'équipes dites historiques parmi lesquelles Biarritz, Bayonne ou Perpignan, champion de France en 2009, lesquelles selon certaines rumeurs pourraient faire le forcing pour un Top 16 afin de demeurer au haut niveau, Guy Novès s'est amusé en répondant:  "Est-ce que certains clubs sont plus historiques que d'autres, je ne peux pas  vous dire. Je me souviens de Béziers (qui a accumulé onze Boucliers de Brennus entre  1961 et 1984), qui a disparu du très haut niveau (actuellement à la dernière place de Pro D2) et je ne suis pas sûr que beaucoup de gens s'en plaignent",  a-t-il noté. "C'est le cours de l'histoire. Les clubs qui descendent depuis plusieurs années seraient alors en droit de se dire: Pourquoi on les sauve eux et on n'a  rien fait pour nous ?"