Guy Novès portrait  Toulouse 2009
Guy Novès | AFP - Damien Meyer

Novès: "Pas de favori pour la finale"

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La finale du Top 14 Toulouse-Montpellier sera la onzième finale du manager général du Stade Toulousain Guy Novès, mais il rejette le statut de favori et assure que ses joueurs abordent avec humilité cette grande "fête" du rugby.

On vous donne favori de cette finale...
"Pas du tout. Nous, on prépare ce match comme une finale. En essayant de ne pas dire de bêtises surtout (sourires). Une finale c'est une fête et on est bien content de participer à cette fête".

Que craignez vous de cette équipe de Montpellier qui va jouer sa première grande finale ?
"Moi j'ai joué ma première finale en 1980 en tant que joueur face au grand Béziers et tout le monde pensait que l'on se ferait manger alors qu'il s'en est fallu de peu que l'on remporte le titre. Quand on a 35 ans de rugby derrière soi et ce genre d'expérience on peut tout craindre de Montpellier".

Entre deux équipes joueuses, comment voyez-vous cette finale ?
"En ce qui nous concerne, on essaie de jouer de manière intelligente. En jouant beaucoup parfois, moins d'autres fois. On essaie surtout de s'adapter à ce qui se fait dans le rugby moderne pour essayer de remporter des titres. Cette saison, Montpellier a énormément progressé dans l'alternance et produit effectivement beaucoup de jeu. On verra".

Quel est l'apport de Fabien Galthié ?
"Ce supplément d'âme et de confiance, c'est tout à fait remarquable. Il fait du bon boulot à la télévision aussi. Il parle très bien. Avec lucidité et compétence. Il analyse très bien les matches et on sent que c'est un tacticien de grande qualité. C'est aussi un meneur d'hommes reconnu. Maintenant, Fabien Galthié sans Eric Béchu ne serait peut-être pas tout à fait Fabien Galthié. Moi, je me rends bien compte que tout seul je n'aurais rien fait et on peut lui reconnaître la qualité de bien savoir s'entourer".

Savez-vous combien de finales de Top 14 vous avez déjà disputé ?

"Ca va être ma onzième. C'est incroyable. Chaque finale a sa saveur. C'est un moment que je vais savourer car j'ai bien compris que plus je vieillis plus je me rapproche de la dernière. Alors autant que j'en profite à fond".

Les abordez-vous toujours de la même façon ?
"Je ne me rappelle plus vraiment de la façon dont j'abordais les premières, en fait (sourires). La première, je l'ai jouée en 1980 en tant que joueur. C'est à chaque fois un bon moment. Et puis on fera comme d'habitude: si elle est perdue on se dira quand même que l'on a fait une belle saison et si elle est est gagnée, on savourera".

AFP