Montpellier - Toulouse
Le Montpellierain Creevy bloqué par le Toulousain Maestri | AFP - PASCAL GUYOT

Montpellier force le barrage

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Montpellier a battu de justesse le Stade Toulousain (10-8) lors de la 24e journée du Top 14. Beauxis a manqué la transformation de l'égalisation à la dernière minute et permet indirectement aux Héraultais, désormais cinquièmes du classement, de continuer à briguer une place en barrages.

Entre récents naufragés de la Coupe d'Europe (Montpellier corrigé par Clermont en H Cup et Toulouse sorti par Perpignan en Challenge Cup), le retour au Top 14 arrivait comme une bouée de sauvetage. Mais les trente acteurs ont eu toutes les peines à sortir la tête de l'eau. Certes, les intentions de jeu étaient bien là mais la concrétisation manquait à l'appel. La faute à une défense impeccable de chaque côté et des pieds qui tremblent (deux pénalités manquées par Beauxis côté Toulouse). Paillaugue, pour Montpellier, se montrait plus précis et marquait les seuls points de la première période (3-0, 6e). Les hommes de Galthié auraient pu s'envoler un peu plus à la marque mais un essai de Bustos était justement refusé par l'arbitre (27e). Sur la seconde opportunité sérieuse pour les Montpelliérains, Huget, décidément en grande forme depuis le Tournoi, sauvait la baraque.

Beauxis, héros malheureux

A la reprise, les Stadistes sortaient enfin de leur semi-torpeur et parvenaient enfin à raccrocher le score grâce à Beauxis (46e). Mais il était écrit qu'un match aussi fermé ne pouvait se débloquer que sur un exploit personnel. Il était l'oeuvre de Nagusa. Le funambule fidjien récupérait un ballon sur la ligne médiane, accélérait, et deux raffuts plus tard sur Poitrenaud et Beauxis, aplatissait dans l'en-but (10-3, 49e). Exploit majuscule pour un avantage minuscule. Les partenaires de Dusautoir tentaient bien de le résorber mais leurs forcing était trop brouillon pour franchir le rideau défensif héraultais. Jusqu'à l'entrée en jeu du jeune Gaël Fickou. Le grand espoir du rugby tricolore, auteur d'une accélération de dragster et d'une feinte de passe, mettait les Haut-Garonnais à portée d'égalisation à une minute de la fin du match. Hélas pour eux, Lionel Beauxis voyait sa transformation passer à quelques centimètres des perches... Grand artisan de la victoire face au Métro Racing il y a deux semaines, l'ouvreur toulousain endossait cette fois le rôle du héros malheureux.

 

Julien Lamotte