Maxime Machenaud exclu contre Toulon
Maxime Machenaud lors de son exclusion face à Toulon en finale de Top 14. | DAMIEN MEYER / AFP

Maxime Machenaud encore maudit

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L'histoire semble se réptéter. Après être sorti sur KO à la demi-heure de jeu mi-mai lors de la finale de Coupe d'Euroe entre le Racing 92 et les Saracens (21-9), Maxime Machenaud a encore dû quitter prématurément ses coéquipers lors de la finale de Top 14 contre Toulon (29-21). La faute cette fois-ci à un carton rouge récolté suite à un plaquage cathédrale sur Matt Giteau.

Un cauchemar au milieu du rêve. Exclu dès 18 minutes de jeu vendredi, le demi de mêlée du Racing 92 Maxime Machenaud a vu sa finale de Top 14 virer soudainement au cauchemar. Pendant plus de deux minutes, le temps pour l'arbitre Mathieu Raynal d'obtenir un retour vidéo sur les écrans géants du Camp Nou puis de mûrir sa décision, 99.000 spectateurs ont retenu leur souffle. Quelques secondes plus tôt, sur une attaque de Toulon, Machenaud avait ceint les hanches de l'ouvreur Matt Giteau et l'avait retourné. L'Australien, en se cabrant, retombait sur la tête, nuque à angle droit.

Après quelques instants de flottement donc, Machenaud recevait un carton rouge et regagnait tête basse le banc du Racing. Sachant que son geste involontaire avait peut-être signé la fin des rêves de sacre des siens, contraints de soutenir un terrible bras de fer à 14 contre 15 durant plus d'une heure. Un terrible crève-coeur pour le joueur devenu depuis près de deux saisons un cadre de l'équipe francilienne, au prix d'une sérieuse remise en question à la suite d'un tournée ratée avec les Bleus en Australie en juin 2014.

Mental de champion

Machenaud s'est ainsi imposé un régime draconien, perdant huit kilos pour gagner en mobilité sans rien abandonner en puissance. Surtout, le demi de mêlée s'est forgé un mental d'acier. Critiqué pour son manque de leadership, l'ancien Agenais s'est révélé dans l'orchestration à poigne du jeu Ciel et Blanc, n'hésitant pas à prendre des initiatives au ras des rucks, haranguant inlassablement ses avants et prenant même la responsabilité du tir au but sur plusieurs matches.

Ses efforts semblent devoir porter leurs fruits en lui offrant un titre au moins cette saison. Et à sa façon, il y a grandement participé. Puisque si ses coéquipiers ont encaissé un essai juste après sa sortie, ils ont aussi obéi à l'injonction de l'entraîneur Laurent Travers de ne "pas baisser les bras". Et ont réagi en champions au pied de la montagne.

AFP