Les Toulousains Vincent Clerc et Clément Poitrenaud soulèvent le Bouclier de Brennus
Les Toulousains Vincent Clerc et Clément Poitrenaud soulèvent le Bouclier de Brennus | REMY GABALDA / AFP

Les Toulousains partagent le Bouclier de Brennus avec leur public

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Les Toulousains, vainqueurs samedi de la finale du Top 14 face à Toulon (18-12) au Stade de France, ont partagé leur bonheur en présentant, comme il est de tradition, le Bouclier de Brennus à leurs supporteurs réunis sur la place du Capitole. Arrivés sur un bus à impériale, les joueurs du Stade toulousain ont partagé la joie de leur public, plus de 5000 personnes, après leur second titre national consécutif et le 19e de l'histoire du club, désormais centenaire.

"Cela fait trois titres de Champion de France et trois de Champion d'Europe", s'est réjoui à titre personnel l'ailier Vincent Clerc. "On est des privilégiés, en dix ans on est monté six fois à ce balcon (du Capitole, siège de la mairie de Toulouse, ndlr) et on s'en lasse pas", a poursuivi l'international. "C'est une saison complète de sacrifices pour quelques minutes de bonheur, ce sont ces minutes-là les plus importantes parce qu'on communie avec le public", a reconnu Clerc. Après avoir reçu un hommage particulier pour la fin de sa carrière avant d'endosser le costume d'entraîneur des avants, le talonneur William Servat, les yeux encore embués, disait lui aussi ne "pas pouvoir s'habituer de voir le public toulousain sur cette place". 

Burgess: "Cette ville vit pour le rugby"

Luke Burgess, le demi de mêlée australien, savourait, pour sa première saison à Toulouse, cette communion avec les Toulousains. "C'est fantastique, cette ville vit pour le rugby et c'est un bonheur de pouvoir leur offrir ce trophée", a reconnu le joueur, qui a tenu à ce que sa mère, Catherine, venue spécialement d'Australie, vienne sur le balcon près du Bouclier de Brennus. Très discret, le manageur général Guy Novès laissait ses joueurs profiter. "La joie est évidente, elle se traduit de manière différente, elle s'analyse avec plus de recul", a-t-il confié en reconnaissant observer "davantage les autres". "On voit dans la lueur de leurs yeux de qu'ils ressentent et c'est là où je retire beaucoup de bonheur", a-t-il conclu.