Stade Toulousain/Stade Français 24032013
Les Toulousains n'ont pas flanché devant des Franciliens boostés par l'événement. | PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

Le Stade Toulousain écarte le Stade Français (43-16) et conforte sa position

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A l'heure du choc des Stades, Toulouse a consolidé sa position de barragiste lors de la 22e journée de Top 14, en disposant d'un Stade Français (43-16), incapable de concrétiser ses temps-forts. Laborieux durant une mi-temps, les Rouge et Noir se sont reposés sur leur banc de touche pour assurer la bonification.

Tout autre résultat qu'une victoire était proscrit. Face à un Stade Français -qui ne s'était imposé qu'une seule fois à l'extérieur cette saison, à Mont-de-Marsan (28-30), officiellement relégué depuis samedi en Pro D2- les Rouge et Noir ont fait preuve de tempérament pour remporter un succès bonifié (43-16), dimanche en clôture de la 22 journée de Top 14.

Fort de ce résultat, important pour assurer au minimum une place de barragiste à domicile, le ST creuse un peu plus l'écart sur Castres et le Racing-Métro. Les Parisiens, plutôt fringants à Ernest-Wallon mais lâchés pour la sixième place qualificative aux phases finales, n'ont plus grand-chose à espérer de cette fin de championnat.

Toulouse a pris son temps

Pourtant, ce sont bien les Toulousains amorphes en première période -malgré les retours conjugués de Clerc, Fickou et Huget- qui se faisaient surprendre par la fougue du Stade Français. Jérôme Porical ouvrait ainsi les hostilités au pied (0-3, 3e), imité quelques minutes plus tard par Beauxis (3-3, 20e). Le Francilien, toujours aussi précis, permettait à son équipe de reprendre les commandes du match sur une nouvelle pénalité (3-6, 23e).

Face à l'absence de grandes initiatives de la part des deux équipes, Yohann Huget mettait temporairement fin à ce faux rythme en enflammant la rencontre d'une percée flamboyante. Il prenait l’intervalle dans la défense parisienne inerte, la faute à un en-avant non signalé par M.Clouté, et aplatissait tranquillement le cuir dans l’en-but (10-6, 26e). Porical, ensuite, parvenait à maintenir son équipe à flot en enquillant une troisième pénalité (10-9, 32e), relançant par la même occasion les débats.

Huget en détonateur

Guy Novès, peu satisfait du niveau affiché par son équipe, décidait dès le retour des vestiaires de faire un quadruple changement. Boostés par ces entrées en jeu, les Toulousains parvenaient à prendre l'ascendant dans le jeu. Servi en bout de ligne par Bouilhou, Vincent Clerc plaquait dans l’en-but vide (15-9, 50e). Les Parisiens répondaient du tac-o-tac sur une balle en touche. Porical suppléait Fainifo au pied, qui n'avait plus qu'à déposer le cuir dans la zone adverse (15-16, 54e).

A cet instant précis, alors que l'euphorie se faisait sentir dans les rangs franciliens, le ST lâchait ses internationaux. Huget (22-16, 55e) puis Dusautoir (29-16, 61e) faisaient vaciller la défense des visiteurs. Bregvadze, sur un maul en touche, confirmait la bonus offensif en marquant un cinquième essai (36-16, 77e). Médard, à l’affût d’un mauvaise prise en mains, concluait finalement la marque au terme d'un sprint de 80 mètres (43-16, 80e). Vingt-cinq minutes à sens unique... et fatidiques à un courageux mais peu récompensé Stade Français.

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