Top 14 Stade Français Brive Waisea Nayacalevu 022016
Le centre du Stade-Français Waisea Nayacalevu sonne la charge | AFP - Thomas Samson

Le Stade Français se rassure devant Brive

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Le Stade Français, jusqu'alors en panne de confiance, a repris des couleurs en s'imposant face à Brive (32-17) vendredi en match avancé de la 15e journée du Top 14. Secoués en première période par une équipe corrézienne performante en conquête et entreprenante -mais peu efficace au score- les Parisiens ont fait la différence dans les vingt dernières minutes en remportant la bataille physique sans baisser de rythme, et en s'appuyant sur les joueurs sortis du banc.

Le Stade regagne une place au classement mais reste "embourbé" à une position peu satisfaisante pour le champion de France en titre. Ce match contre Brive, le premier d'une série de cinq rencontres quasi décisives, dont quatre à domicile, un cycle qui agira comme un révélateur pour ses ambitions, a été réussi même si les choses ont été longues à se décanter. En tremblant, le club parisien a donc coché une première case, en attendant de recevoir Grenoble dans une semaine pour confirmer puis de se déplacer à Pau. Mais d'ores et déjà, avec 26 points, les joueurs de la capitale grignotent une partie de leur retard.

Un début de match chahuté

Il reste encore toutefois un écart important à combler pour le Stade Français et la qualification paraît encore bien lointaine. Et il faudra encore régler la mire dans le jeu, loin d'être aussi parfaitement huilé que l'an passé dans l'élan qui l'a porté jusqu'au titre. Devant leur public, les Parisiens ont attendu près d'une heure pour passer devant au score. Auparavant, comme tétanisés, ils avaient laissé la maîtrise du ballon au CAB et à la botte longue distance de l'arrière Gaëtan Germain, le meilleur réalisateur du Top 14. Les Brivistes ont ainsi viré en tête à la pause (12-6) et auraient même pu bénéficier d'un confortable matelas si de terribles maladresses près des lignes ne l'en avaient pas privé. Les Parisiens ne sont pour leur part entrés balle en main dans les 22 m brivistes qu'à la sirène, signe d'une première période ratée.

Le banc fait la différence

L'apport du banc, et notamment des internationaux qui y étaient assis, a finalement fait pencher la balance du côté parisien. Le pilier droit Rabah Slimani a ainsi immédiatement calé une mêlée parisienne chahutée, tandis que le troisième ligne Sergio Parisse et le centre Jonathan Danty ont apporté un regain de dynamisme déterminant en cours de seconde période. Soudainement remis dans l'avancée, les Parisiens ont répliqué à un essai de Guillaume Namy (50e) par une réalisation en coin de Djibril Camara (56), après une splendide double passe sautée du deuxième ligne Alexandre Flanquart. Plus puissants, enfin en confiance et profitant de l'indiscipline briviste, les hommes de Gonzalo Quesada ont ensuite déroulé en cherchant les extérieurs, ajoutant un essai par Jérémy Sinzelle (63) puis un dernier en solitaire par Jonathan Danty (77). De quoi se rassurer et se forger un score flatteur mais pas pour autant significatif d'un véritable réveil d'une équipe parisienne à l'équilibre encore vacillant. Une confirmation est attendue.  

Réactions: 

Nicolas Godignon, entraîneur de Brive: "Au  vu de la première mi-temps, on est un peu frustré évidemment. On ne concrétise pas nos temps forts, on a deux occasions très franches de marquer mais on  manque de justesse. On n'est pas épargné par la malchance non plus. C'est dommage, on a perdu le fil. On était venu pour gagner, pas juste pour un point  de bonus."

Gonzalo Quesada, manager du Stade Français: "En première mi-temps on a eu des problèmes en touche, en mêlée... On a passé la première mi-temps à défendre. On n'a pas eu le ballon. Quand on défend 40 minutes, fatalement on fait des erreurs. Heureusement en deuxième mi-temps, l'entrée de Rabah Slimani  (pilier droit) nous a fait du bien car elle a corrigé la mêlée, celle de Laurent Panis (le talonneur) corrige la touche. Et on a pu jouer derrière, on a pu profiter de cette dynamique. Vu le contexte du match, on est content de la victoire mais il me reste une petite frustration sur la fin de match car on  aurait peut-être pu décrocher le bonus. La semaine prochaine, si on a les mêmes problèmes en conquête, on n'aura rien à espérer contre Grenoble. D'autant plus  que tous les internationaux ne seront pas là. (sur l'état de forme des internationaux français) Message à Guy (Novès, le sélectionneur). Tout le monde va très bien. Désolé d'avoir fait jouer un peu plus que prévu Alex (Flanquart, le deuxième ligne) mais il va bien et il m'a même dit que ça lui avait du bien.  Il sera prêt pour dans une semaine (face au pays de Galles)."

Christian Grégoire