portrait Max Guazzini Stade Français 04 2010
Le président du Stade Français, Max Guazzini | AFP - Pascal Pavani

Le Stade Français sauve sa place en Top 14

Publié le , modifié le

Après plusieurs semaines d'incertitudes, la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) de la Ligue nationale a décidé de ne pas sanctionner le Stade Français, malgré ses difficultés financières. "Il n'y a pas lieu de prononcer de mesure faisant obstacle à la participation du Stade Français Paris au Top 14", indique le communiqué. L'entrée au capital d'une société créée par Bernard Laporte, associé à une fondation canadienne, comblera le trou.

Cela fait deux ans que le Stade Français court après l'argent. Cela fait deux ans que le Stade Français passe à côté de la rémunératrice et médiatique Coupe d'Europe. Les difficultés ont été telles que le club a été conduit devant la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) de la Ligue nationale. Et un seul examen n'avait pas été suffisant pour offrir des certitudes à l'organisme de gestion. En fin de semaine dernière, la DNACG avait donc accordé un délai supplémentaire pour apporter des garanties quant à la résorption de son déficit, estimé à au moins 4 millions d'euros. Il semblerait que ces garanties soient désormais présentes.

"Le Conseil Supérieur de la DNACG s'est réuni ce jour (vendredi, NDLR) pour examiner les pièces complémentaires communiquées par le Stade Français Paris à la suite de l'audition des représentants du club", a indiqué la LNR dans un communiqué. "Le Conseil Supérieur de la DNACG considère qu'au vu de ces éléments, il n'y a pas lieu de prononcer de mesure faisant obstacle à la participation du Stade Français Paris au Top 14". Pour combler son trou financier, Max Guazzini, le président, a décidé d'ouvrir son capital à son ancien entraîneur, Bernad Laporte. L'ancien secrétaire d'Etat aux Sports, a créé une société appelée "rugby développements", en association avec une fondation canadienne appelée "La fondation pour l'amélioration des conditions de l'enfance" (FACEM). Basée à Montréal, cette fondation regroupe des investisseurs dont l'identité n'a pas été révélée. Son apport pourrait dépasser les dix millions, soit largement de quoi combler le déficit et investir pour remonter une équipe performante sur la scène nationale, mais aussi en Challenge Européen. 

Cette annonce ne va pas ravir les supporteurs de La Rochelle, qui auraient pu bénéficier de la rétrogradation du club parisien pour rester en Top 14 malgré leur descente acquise sur le pré.