Le Stade Français nouveau leader

Le Stade Français nouveau leader

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Le Stade Français a pris provisoirement la tête du Top 14 en dominant Castres (32-6) vendredi en match avancé de la 17e journée. Mais Clermont aura l'occasion de retrouver son trône samedi à Bayonne. Les Parisiens ont surtout fait un écart sur leurs poursuivants Castrais et un grand pas vers la qualification.

Face à un concurrent direct à la phase finale, le Stade Français a donc réalisé une opération parfaite et enthousiasmante surtout en seconde mi-temps. Pourtant  le manager Gonzalo Quesada avait flairé "le match-piège" dans une  période délicate: six de ses joueurs étaient retenus cette semaine en stage  avec le XV de France au Canet-en-Roussillon et seulement deux étaient revenus mercredi soir pour le match, l'ouvreur Jules Plisson et l'arrière Hugo Bonneval. Le retour de ce dernier fut d'ailleurs plus que bienvenu. Aligné d'entrée, Bonneval  fut un vrai poison pour une défense castraise souvent prise à la faute. Et les initiatives du jeune N.15, en forme éclatante, apportèrent une épuisante  incertitude pour les champions de France. En face, Castres n'a pas fait preuve de beaucoup de sérénité

Paris accélère

Après un première mi-temps plutôt mièvre (16-6 à la pause, duel de buteurs entre Steyn et Kockott) , où les deux équipes ont mis de l'engagement dans les zones de ruck mais se sont montrées avares de ballons portés, et prudentes au moment de mettre du volume dans le jeu, la rencontre a pris une toute autre tournure en deuxième période.

Grâce à des Parisiens, encore auteurs d'une belle copie en  mêlée fermée, qui ont changé de visage, se décidant à accélérer et de donner de la vie au grand nombre de ballons gagnés. Premier coup de semonce à la 47e sur un essai refusé de Scott LaValla à la  suite d'un gros travail dans l'axe des avants. Puis les trois-quarts sont entrés en piste. Julien Arias d'abord filant sur son aile pour aplatir, après que Bonneval a aspiré deux défenseurs.  Le Fidjien Waisea Vuidravuwalu inscrivait ensuite un doublé sur l'aile opposée (62, 69) pour décrocher le point de bonus. Sur son second essai, il pouvait remercier Bonneval encore, auteur de la percée décisive. Le Stade Français a de quoi être satisfaits. Il a fait plier une équipe castraise dans un jour sans, maladroite et trop indisciplinée pour contrarier le bon collectif parisien. 

    

Christian Grégoire