Imhoff Fainifo Racing Stade Français
Imhoff (Racing ) face à Fainifo (Stade Français) | FRANCK FIFE / AFP

Le Stade Français ne fait pas de faveur au Racing

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Le Stade Français a battu de justesse le voisin du Racing Metro lors de la 25e journée de Top 14 (19-16) au Stade de France. Cette défaite compromet sérieusement les chances des Racingmen d'accrocher les 3e ou 4e places du classement et de pouvoir disputer les barrages à domicile.

Gonzalo Quesada avait le séant entre deux chaises au coup d'envoi de ce derby de l'Ile de France. L'entraîneur du Racing, qui sera sur le banc du Stade Français la saison prochaine, n'a pas contrarié son futur employeur, vainqueur d'une partie extrêmement serrée. Maigre consolation. Pour le Racing, la donne était claire depuis les résultats de samedi : assurés de disputer les barrages, les Ciel et Blanc devaient l'emporter pour viser les 3e ou 4e places, synonymes d'avantage du terrain. Les voisins du Stade Français, 11e au coup d'envoi, n'avaient quant à eux que la question de la suprématie francilienne à régler. Devant un Stade de France plein à craquer et bien remis de ses émotions footballistiques de la veille, les deux formations se livraient à corps perdu dans la bataille. Imhoff ouvrait les hostilités par un slalom spécial, mais c'était bien Porical qui déflorait le score en passant la première pénalité du match (3-0, 5e). Mais l'ailier argentin du Racing remettait le couvert avec une nouvelle accélération dévastatrice. A la conclusion de l'action, Wisniewski aplatissait et redonnait l'avantage aux visiteurs (3-7, 20e) avant de capitaliser l'avantage grâce à un nouveau coup de pied (3-10 26e).

Balle de match pour Porical

Mais le Stade Français, à la volonté manifeste de créer du jeu, était récompensé juste avant la pause grâce à un bel effort collectif, concrétisé par le centre Paul Williams (10-10, 39e). Egalité au score, égalité aussi dans les blessés puisque Fainifo, côté Stade Français (26e) et Chavancy (pour le Racing Metro) avaient quitté leurs partenaires prématurément au cours de cette première période musclée. La seconde, malheureusement, n'était pas aussi ouverte. Si les intentions étaient encore bien présentes, la réalisation laissait parfois à désirer. Dans ces conditions, quand les défenses prennent le pas sur les attaques, les moindres erreurs se payent cash et au pied. Wisniewski et Porical s'échangeaient ainsi des politesses pour porter le score à 16-16 mais, à 7 minutes de la fin, une dernière transformation réussie par Porical offrait la victoire au Stade Français (19-16, 73e) en même temps qu'elle hypothéquait les chances du Racing de disputer les barrages à domicile. Pas de cadeau entre voisins. 

Julien Lamotte