Thomas Savare passe le témoin au nouveau patron du Stade Français, Hans-Peter Wild
Thomas Savare sert la main de son successeur à la tête du Stade Français, Hans-Peter Wild | AFP - FRANCOIS GUILLOT

Le Stade Français laisse les paillettes pour les bulles et la rigueur allemande

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Le Stade Français Paris a tourné une page mercredi, avec l'intronisation du milliardaire allemand Hans-Peter Wild comme propriétaire et la nomination d'un président exécutif venu de Coca-Cola mais le flou règne autour de l'effectif, dont les contours définitifs seront dévoilés mi-juillet. "Le club est entre de bonnes mains", a rassuré Thomas Savare, qui reste dans le club champion de France 2015 comme partenaire via sa société.

Hans-Peter Wild, originaire de Heidelberg, en devient le propriétaire, après le rachat conclu fin mai et signé mercredi. "La grande question est pourquoi j'ai acheté le Stade Français? Ça tombait bien, le timing était juste bon", a commenté le "Docteur" Wild. En effet, après l'échec de la fusion entre le Stade Français et le Racing 92, Thomas Savare était à la recherche d'un repreneur. "Nous avons réussi à conclure un accord dans un temps très limité de trois semaines", s'est félicité M. Wild, qui évoque aussi sa relation personnelle avec Paris, où il a fait une partie de sa thèse de droit il y a plusieurs décennies.

En 2017-2018, année de transition

Le rôle du président revient à l'ancien directeur de Coca-Cola Europe, le Français Hubert Patricot. Pour l'aspect sportif à proprement parler, c'est Robert Mohr qui en prend la charge. Cet ancien joueur de Bourgoin et La Rochelle occupera le poste de directeur sportif à Paris et s'occupera des relations entre les deux pays, conservant son rôle à Heidelberg à la Rugby Academy fondée avec Wild. Enfin, le poste de directeur général n'a pas encore été attribué et l'actuel titulaire, Pierre Arnald, assurera la "période de transition", a expliqué M. Wild.

"La saison prochaine est une saison de transition pour nous, le temps de trouver nos marques, mais on veut aussi être en action aussi vite que possible", a expliqué Hubert Patricot, le nouveau président. "Quand j'entends parler le Docteur Wild de top 5, top 6, ça veut dire (qualification pour les) play-offs. Le Stade Français a un rang à tenir, le Top 14 est un Championnat très relevé. Ça ne va pas être facile", a-t-il ajouté. "On a de l'ambition pour ce club, elle démarre dès cette année", a conclu M. Patricot.

C'est la principale interrogation entourant le Stade Français et rien ne sera annoncé avant la mi-juillet. A commencer par l'encadrement autour du manager Greg Cooper, et la possibilité d'avoir des anciens joueurs du Stade Français (Papé, Dupuy ?) à ses côtés. "On est en train de discuter avec eux. Il y aura certainement des joueurs qui vont nous accompagner. L'idée de garder l'ADN du club est importante pour nous", a commenté le président, souhaitant "bâtir et additionner sur ce qui a été fait par Max Guazzini et prolongé par Thomas Savare".

Un rectrutement en point d'interrogation

La mise en place du staff est "très très avancée. On ne peut pas communiquer encore, même si j'aimerais bien. Juridiquement c'est compliqué", a précisé Robert Mohr, évoquant des contraintes juridiques. "Il faut recruter à certains postes, mais travailler dans l'urgence, ce n'est pas optimal", a-t-il ajouté, conscient qu'il fallait renforcer l'équipe.

Rabah Slimani (Clermont), Hugo Bonneval et Raphaël Lakafia (Toulon), Geoffrey Doumayrou et Jérémy Sinzelle (La Rochelle), Jono Ross (Sale) sont en train de déménager. Pascal Papé a pris sa retraite. En sens inverse, l'international à 7, Terry Bouhraoua a annoncé son retour pour trois saisons au Stade Français, où il fut formé.

AFP