Le Stade Français a eu chaud

Le Stade Français a eu chaud

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Même s'il s'est replacé au classement en s'imposant avec le bonus offensif (34-29) face à Bayonne, le Stade Français a eu très chaud samedi à Jean-Bouin lors de la 4e journée de Top 14, après que les Basques se sont accrochés jusqu'à la dernière minute. Ils ont obtenu un point défensif qui pourrait compter dans la lutte du bas de tableau, d'autant qu'Oyonnax en a pris un également lors de sa courte défaite à Lyon (26-23). Ce qui ne fait pas les affaires de La Rochelle qui s'est incliné plus lourdement (30-12) à Grenoble.

Des Parisiens pas malheureux

Le Stade Français  a eu toutes les peines du monde à se dépêtrer d'une équipe de Bayonne qui a payé comptant son indiscipline (34-29), mais le club parisien peut s'estimer chanceux d'avoir décroché en prime le bonus offensif dans un match où il lui a fallu faire preuve de patience, en raison de l'adversité proposé mais aussi des nombreuses fautes de mains qui ont entaché  sa copie. Mais le manager Gonzalo Quesada ne retiendra sans doute au final que le carton plein de ses hommes qui permet de s'accrocher à une longueur seulement  du wagon de tête. Mais il faudra rendre une bien meilleure partition pour espérer rivaliser  samedi prochain sur la pelouse du champion de France et d'Europe Toulon.
Pour Bayonne, l'addition est corsée. Les Basques ont payé plein pot les cartons jaunes à Scott Spedding avant la  mi-temps et à Charles Ollivon à un quart d'heure de la fin.  Les Parisiens ont profité de ces périodes de supériorité numérique pour  inscrire trois de leurs cinq essais. Parfois bien brouillons balle en main, à l'image de deux grosses occasions  gâchées par l'arrière Djibril Camara, les Parisiens s'en sont remis à leur  pack. Sergio Parisse, Antoine Burban puis Rabah Slimani, ce dernier sur une astucieuse combinaison en touche, ont aplati dans l'en-but bayonnais en première période.  Mais les Bayonnais n'ont pas lâché, grignotant leur retard en capitalisant sur les fautes au sol et en mêlée du Stade Français. Avec trois pénalités successives de Blair Stewart en début de seconde période, l'Aviron reprenait  même un temps la main (17-19, 62). Mais un essai de Vuidravuwalu (65), l'exclusion temporaire de Ollivon (67) puis une pénalité (67) et un autre essai de Julien Dupuy (71)  scellaient subitement leur sort.  Le cavalier seul de Scott Spedding plein champ pour aplatir entre les  poteaux n'était pas vain (34-26, 75) puisque l'Aviron, d'une pénalité à la sirène de Blair Stewart, parvenait à accrocher un point de bonus défensif bien  mérité. 

Grenoble sur sa lancée

De son côté, Grenoble s'est offert une seconde victoire consécutive à domicile en disposant, avec le bonus offensif, du Stade Rochelais (30-12), qui reste lanterne rouge du championnat. A nouveau séduisants dans les phases offensives et solides en défense, les Grenoblois, qui empochent le bonus, se sont notamment appuyés sur leur ouvreur Jonathan Wisniewski, impérial face aux perches et auteur d'un essai, pour bâtir  leur succès.  Dominés en mêlée, leur secteur de prédilection et empêchés de progresser par le cadenas isérois, les joueurs de Patrice Collazo n'ont jamais réussi à  trouver la faille. Grâce à cette victoire, la seconde d'affilée au Stade des Alpes le club isérois recolle aux premières places du classement  général avec 11 points.
En revanche, la situation reste inchangée pour les Rochelais. Vainqueurs  avec la manière le week-end dernier face au Stade Toulousain (37-25), les  Maritimes demeurent scotchés à la dernière place du Top 14 avec 4 points et une  troisième défaite en quatre matches.

Enfin, à Lyon, dans le derby rhônalpin, le LOU et Oyonnax se sont rendu coup pour coup, avec  l'avantage final au promu (26-23) qui a marqué deux essais en cinq minutes  après l'heure de jeu. L'USO est lui aussi rentré dans les clous du bonus à la  sirène sur un essai de Régis Lespinas.
  

Christian Grégoire