Brice Dulin (Racing-métro) accroché par Rabah Slimani (Stade Français)
Brice Dulin (Racing-métro) accroché par Rabah Slimani (Stade Français) | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le Stade Français enlève le derby contre le Racing

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Vainqueur du Racing-Métro (23-19), Paris effectue une belle affaitre au classement en doublant son rival francilien. Le derby n'a pas donné lieu à un très grand match, mais le suspense a tenu jusqu'au bout, les visiteurs revenant au score dans les ultimes minutes pour finalement rater la transformation de la gagne. Plus réaliste, le Stade Français a fait la différence au pied alors qu'il n'a inscrit qu'un seul essai (contre trois au Racing).

Devant 17 000 personnes au Stade Jean-Bouin, le Stade Français bénéficiait de la première pénalité du match, Van der Merwe n’ayant pas fait l’effort de sortir de la zone de libération du ballon. Jules Plisson réussissait ce coup de pied de 30 mètres pour donner l’avantage aux siens (3-0). Quelques minutes plus tard, les Parisiens récupéraient une nouvelle pénalité consécutive à une faute de Ben Arous en mêlée. Mais l’ouvreur des Soldats Roses manquait de précision (12e).

Paris prend les devants

Idem dans la foulée sur une tentative de plus de 40 mètres après une nouvelle faute des visiteurs. Les Stadistes dominaient mais le match restait décousu malgré les nombreux avantages laissés par l’arbitre sud-africain Jaco Van Heerdeen. Paris parvenait néanmoins à ajouter une deuxième pénalité suite à un nouveau coup de sifflet pour une erreur de Dumoulin, coupable d’avoir joué un ballon alors qu’il venait de plaquer Nayacalevu (6-0, 21e).

Le Racing-Métro réagissait enfin après 25 minutes de jeu. L’ouvreur Goosen ratait une pénalité consécutive à une explication entre Papé et Claassen. Puis les Bleus trouvaient enfin l’ouverture après une belle action menée par Machenaud et Teddy Thomas, et conclue par le prometteur Alex Dumoulin qui résistait un plaquage pour plonger entre les poteaux (6-7 après la transformation). Les hommes de Gonzalo Quesada, loin d’être sonnés, repartaient à l’assaut du camp adverse. Arias manquait d’abord un essai sur une remise astucieuse du précieux Lavala, puis Plisson ratait les perches après une entrée sur le côté d’un ruck d’un Racingman (28e). Les Franciliens concédaient toutefois une nouvelle pénalité pour une faute de Bernard Le Roux sur Sampéré sur un maul parisien. Remplaçant Plisson (trois échecs) dans le rôle de buteur, Julien Dupuy ajoutait trois points pour récompenser la domination des siens (9-7, 32e).

Goosen relance le Racing

Juste avant la pause, Goosen claquait un drop qui tapait le poteau. Le ballon était récupéré par Nayacalevu qui perçait plein axe avant de se couper du soutien. Dupuy réussissait à prolonger sur la droite en direction de Julien Arias qui oubliait un partenaire pour tenter d’y aller seul. L’ailier parisien semblait avoir mordu la ligne de touche au moment d’aplatir en coin, mais l’arbitre vidéo accordait l’essai, à la surprise générale y compris du marqueur lui-même, incrédule. La transformation ne passait pas mais le Racing venait de prendre cher. Au lieu de mener 10-9, il se retrouvait à cinq longueurs. Le club du 92 regagnait même les vestiaires avec huit longueurs de retard, Dupuy inscrivant une dernière pénalité après une autre indiscipline signée Van der Merwe (17-7). Le Sud-Africain écopait d’un carton jaune sur l’action.

En début de seconde période, les Racingmen tentaient de revenir au score mais ils se heurtaient à la grosse défense locale. Puis le Stade Français reprenait le dessus. A la 54e minute, Paris manquait de tuer le match : Dupuy perçait pour transmettre à Sinzelle sur l’aile. Le surnombre était là mais Nayacalevu ne parvenait pas à se saisir du cuir sur la passe de Sinzelle (54e). Quelques minutes plus tard, Dupuy ajoutait néanmoins trois points dans la besace parisienne suite à une nouvelle faute des visiteurs, de nouveau mal à l’aise sur le regroupement (20-7, 59e).

Dambielle rate le coche

Mais les Racingmen n’abdiquaient pas et Johan Goosen inscrivait un essai en solo après une belle accélération au cœur de la défense adverse. Le jeune Sud-Africain (22 ans) transformait lui-même la sentence (20-14, 62e). La fin de partie était crispante avec deux équipes incapables de se libérer totalement. Le Racing manquait une pénalité plutôt facile à l’entame du money time. Les hommes du duo Travers-Labit inscrivaient ensuite un magnifique essai à quatre minutes du terme. C’est le remplaçant Benjamin Dambielle qui aplatissait en terre promise après une jeu avants-trois-quarts de toute beauté. Malheureusement pour eux, Dambielle ratait la cible qui aurait permis à sa formation de passer devant au score (20-19). Et Monsieur Van Heerdeen sifflait finalement une ultime pénalité pour Paris qui s’offrait un succès précieux (23-19).